Les chiffres de la Fédération du notariat (Fednot) révèlent que près de 58 000 Belges ont renoncé à leur héritage l’année dernière. La notaire Carol Bohyn, porte-parole de Notaris.be, rappelle qu’il est possible de renoncer gratuitement à un héritage dans notre pays. « Auparavant, cela devait se faire par voie judiciaire. Nous constatons que la possibilité de renoncer gratuitement à un héritage par l’intermédiaire d’un notaire est de plus en plus connue du grand public », explique-t-elle.
Principaux renseignements
- Les Belges ont trois options lorsqu’ils reçoivent un héritage : l’accepter intégralement (avec les dettes), l’accepter sous le bénéfice de l’inventaire, ou le renoncer intégralement.
- L’année dernière, 57 742 Belges ont renoncé à un héritage, les Flamands arrivant largement en tête (27 867 renonciations).
- Le rejet d’un héritage peut d’ailleurs se faire gratuitement par l’intermédiaire d’un notaire, mais il faut être prudent car certains actes peuvent être considérés comme une acceptation tacite.
Explication : lorsque vous recevez un héritage, vous n’êtes pas obligé de l’accepter. Vous disposez en effet de trois options.
- Vous pouvez accepter l’héritage, mais cela signifie également que vous héritez des dettes éventuelles. L’acceptation d’un héritage peut d’ailleurs se faire tacitement. Cela présente toutefois l’inconvénient que vous acceptiez parfois un héritage sans vous en rendre compte, en effectuant certains actes.
- « Ainsi, par exemple, le virement d’un montant minime du compte bancaire du défunt vers le compte bancaire de l’héritier peut être considéré comme une acceptation tacite », explique le porte-parole de Notaris.be.
- Vous pouvez également accepter l’héritage sous le bénéfice de l’inventaire. Dans ce cas, le notaire dresse un inventaire de l’ensemble de l’actif (revenus) et du passif (dettes) de la succession. Vous savez ainsi à quoi vous en tenir.
- Vous pouvez également renoncer à l’héritage. Vous pouvez le faire si vous savez que l’héritage comporte trop de dettes. Vous n’héritez alors de rien, mais vous ne payez pas non plus les dettes.
- « Il suffit que l’héritier présente une copie de l’acte de renonciation au créancier. Cela a toutefois pour conséquence que l’héritier renonce à tous les biens de la succession de la personne décédée. Il n’est donc pas possible de réclamer des effets personnels, par exemple des photos, issus de la succession », explique Bohyn.
- Il existe une autre bonne raison de ne pas tarder à renoncer à une succession : si l’héritier décède sans avoir renoncé à la succession, ses enfants risquent d’en faire les frais.
Renoncer gratuitement à un héritage
Dans l’actualité : l’année dernière, 57 742 Belges ont renoncé à un héritage. C’est ce qui ressort des chiffres de Fednot. La Flandre a enregistré pas moins de 27 867 renonciations en 2025.
- Il est tout à fait possible de renoncer gratuitement à un héritage dans notre pays. Pas moins de 23 289 Flamands se sont rendus chez un notaire l’année dernière pour faire une déclaration de renonciation gratuite. Cela est possible pour un héritage dont la valeur est inférieure à 6 093,20 euros. Un an plus tôt, on comptait 22 755 renonciations gratuites en Flandre.
- Bruxelles comptait 3 370 renonciations gratuites en 2025, contre 23 143 en Wallonie.
- « Les citoyens peuvent s’adresser à un notaire pour une renonciation gratuite. Auparavant, cela devait se faire par voie judiciaire. Nous constatons que la possibilité de renoncer gratuitement par l’intermédiaire d’un notaire est de plus en plus connue du grand public », explique Bohyn.
Trente ans pour renoncer à un héritage
À noter également : vous disposez de trente ans pour renoncer à un héritage.
- « En théorie, en tant qu’héritier, vous disposez de trente ans pour renoncer à un héritage. Mais mieux vaut ne pas attendre trop longtemps. Sinon, vous risquez de faire quelque chose qui sera considéré comme une acceptation tacite de la succession », précise le notaire.
- Il existe une autre bonne raison de ne pas attendre pour renoncer : si l’héritier décède sans avoir renoncé à la succession, ses enfants risquent d’en faire les frais.
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