Une nouvelle étape franchie vers la suppression du Sénat en Belgique


Principaux renseignements

  • La commission sénatoriale a approuvé une révision de l’article 195, ouvrant la voie à la suppression du Sénat belge.
  • Cet amendement se heurte à l’opposition de certains partis qui craignent de perdre la représentation garantie de la communauté germanophone.

Une commission sénatoriale a franchi une première étape vers la suppression du Sénat belge en approuvant une révision de l’article 195 de la Constitution. Cet amendement vise à ouvrir la voie à la suppression de la chambre haute.

Communauté germanophone

L’approbation, qui nécessitait une majorité simple, n’a pas été sans difficultés. Au début du mois de février, la réunion de la commission avait été reportée en raison de préoccupations au sein de la coalition au pouvoir, notamment de la part du parti MR, concernant la représentation de la communauté germanophone au niveau fédéral. La structure actuelle du Sénat garantit cette représentation grâce à la présence de sénateurs régionaux, un mécanisme qui n’existe pas à la Chambre des représentants.

Le Premier ministre Bart De Wever a pris acte de ces préoccupations et a souligné son engagement à trouver des solutions à tout problème potentiel avant la fin du processus. Il a déclaré que s’il n’était pas nécessaire d’aborder tous les détails à ce stade, la résolution de la question de la représentation de la communauté germanophone restait une priorité.

Proposition législative

La commission a procédé au vote sur une proposition législative présentée par la N-VA et Anders, qui a reçu le soutien du Vlaams Belang et de Groen-Ecolo. Le PS s’est opposé à la proposition, tandis que le PVDA s’est abstenu. Il convient de noter que Liesa Scholzen, sénatrice du parti germanophone ProDG-MR, a également voté contre.

De Wever a souligné que divers modèles pourraient garantir une participation continue à la vie politique belge malgré la suppression du Sénat. Il a fait valoir que la suppression du Sénat ne reviendrait pas à renoncer à la participation, mais créerait plutôt une occasion de la remodeler. Cette réponse répondait aux critiques du PS et du PVDA qui, avec Scholzen, plaidaient en faveur d’auditions publiques. Cependant, un soutien insuffisant au sein de la commission a empêché que cela se concrétise.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus