Principaux renseignements
- L’UE a conclu des accords commerciaux avec le Mercosur, l’Inde et l’Australie, en donnant la priorité aux exportations de vin et aux intérêts du secteur automobile.
- Ces accords ont eu des résultats mitigés pour les agriculteurs européens en raison des inquiétudes liées à la concurrence accrue de la viande importée.
- La protection des indications géographiques pour les produits européens tels que le vin est apparue comme un thème récurrent dans l’ensemble des accords.
La Commission européenne a récemment finalisé des accords commerciaux avec le Mercosur, l’Inde et l’Australie. Malgré la controverse entourant l’accord avec l’Amérique latine, la Commission a maintenu son approche habituelle : défendre les intérêts du secteur viticole et automobile tout en protégeant ceux du secteur bovin.
Des résultats mitigés pour les agriculteurs
Cette stratégie a donné lieu à des résultats mitigés. Alors que l’UE célèbre son accord avec l’Australie comme une victoire géopolitique, les agriculteurs restent mécontents de l’accord avec le Mercosur en raison des craintes liées à la concurrence déloyale des importations de viande.
L’accord avec le Mercosur accorde des quotas importants pour le bœuf, le porc et la volaille, ce qui alimente les craintes de saturation du marché chez les agriculteurs européens. De même, l’accord avec l’Australie, bien qu’il comprenne des clauses de sauvegarde, autorise des importations substantielles de bœuf, de viande ovine, de sucre et de riz.
L’Inde donne la priorité à la protection du secteur laitier
En revanche, les négociations agricoles avec l’Inde ont été moins controversées, New Delhi ayant donné la priorité à la protection de son secteur laitier national. Le vin est toutefois devenu un enjeu central pour l’UE lors de ces discussions. L’accord prévoit une réduction significative des droits de douane indiens sur le vin européen sur une période de sept ans.
L’accord avec l’Australie visait également à élargir l’accès au marché pour le vin européen, mais s’est heurté à la résistance des producteurs australiens. Finalement, l’accord a protégé de nombreuses indications géographiques (IG) de vins de l’UE tout en autorisant les producteurs australiens à utiliser de manière limitée le terme « Prosecco » sur le marché intérieur.
Protection des IG et véhicules électriques
L’UE a obtenu la protection d’autres IG dans les secteurs agroalimentaire et des spiritueux dans les deux accords.
Cependant, la suppression de la taxe australienne sur les voitures de luxe n’a pas abouti, ce qui a conduit à un traitement préférentiel pour les véhicules électriques européens à la place. L’accord a également accordé un meilleur accès aux matières premières essentielles, ce qui pourrait expliquer certaines concessions sur les importations de viande.
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