Principaux renseignements
- La BCE doit analyser attentivement la situation économique avant de relever ses taux d’intérêt en réponse à l’inflation.
- Schnabel estime que le contexte économique actuel diffère considérablement de la précédente période d’inflation, ce qui laisse la place à des mesures plus réfléchies.
- Malgré les inquiétudes liées à la persistance de l’inflation, la BCE reste déterminée à intervenir avec fermeté si nécessaire.
Isabel Schnabel, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a mis en garde contre des hausses précipitées des taux d’intérêt en réponse à la hausse de l’inflation. Lors d’une conférence à l’université de Zurich, Schnabel, connue pour son attitude « faucon », a souligné l’importance d’une analyse minutieuse de la situation avant de prendre des mesures.
Facteurs à prendre en compte
Elle a déclaré que plusieurs facteurs devaient être évalués. Il s’agit notamment des signes d’effets de second tour, de la vigueur de la demande et du risque que l’inflation s’ancre dans les anticipations et la formation des salaires. Les marchés financiers s’attendent à trois hausses de taux de la BCE cette année, dont la première pourrait avoir lieu en avril ou en juin. Cette prévision repose sur la conviction que les décideurs politiques agiront avec détermination pour éviter de répéter les erreurs commises lors du pic d’inflation de 2021/22.
Paysage économique différent
Cependant, Schnabel a fait valoir que le contexte économique actuel diffère considérablement du précédent. Elle a souligné le niveau plus élevé des taux d’intérêt, la réduction des aides budgétaires et l’absence de la demande de rattrapage observée après la pandémie.
En outre, le déséquilibre entre l’offre et la demande est moins marqué. Selon elle, ce contexte différent donne à la BCE une plus grande marge de manœuvre pour analyser la situation avec soin.
Engagement à intervenir
Tout en reconnaissant que le choc énergétique pourrait déclencher une inflation persistante, Schnabel a assuré que la BCE interviendrait de manière décisive si nécessaire. Elle a établi un parallèle avec les actions passées de la BCE, soulignant son engagement à lutter efficacement contre les pressions inflationnistes.
La BCE a récemment revu à la hausse ses prévisions d’inflation. Cela a relancé le débat parmi les décideurs politiques quant à savoir s’il fallait relever les taux d’intérêt ou s’il valait mieux laisser passer le choc actuel.
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