Le vice-président de la BCE met en garde contre le fait qu’une guerre en Iran constituerait une menace pour la stabilité financière mondiale


Principaux renseignements

  • Malgré une exposition directe limitée, la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran constitue une menace pour la stabilité financière mondiale en raison de l’interdépendance des marchés. C’est ce qu’affirme Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE).
  • Le secteur bancaire européen reste solide, grâce à des réserves de fonds propres robustes et à des pratiques efficaces de gestion des risques.
  • Le conflit accentue le risque de réévaluation des taux pour les emprunteurs et les États, ce qui pourrait mettre à rude épreuve tant le secteur bancaire que le secteur non bancaire.

La guerre en cours impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran représente un risque potentiel pour la stabilité financière mondiale, même si les banques européennes ont une exposition directe limitée à la zone de conflit. De Guindos reconnaît que, bien que l’impact immédiat sur les institutions financières de la zone euro ait été limité, l’interdépendance du système financier crée des vulnérabilités plus larges.

Solidité du secteur bancaire

De Guindos souligne la solidité du secteur bancaire européen, mettant en avant sa forte rentabilité et ses réserves de fonds propres robustes. Il souligne également que les opérateurs d’infrastructures de marché, y compris ceux impliqués dans les marchés de l’énergie, ont géré efficacement les exigences de marge malgré la volatilité causée par la guerre.

Il met toutefois en garde contre le fait que le conflit pourrait exacerber les faiblesses existantes au sein du système financier, ce qui pourrait entraîner des tensions systémiques.

Conséquences pour les emprunteurs

Le vice-président de la BCE met l’accent sur le risque d’une forte réévaluation des risques pour les emprunteurs et les États, en particulier ceux fortement endettés, à mesure que le sentiment du marché se détériore en réaction au conflit. Cela pourrait également amplifier les tensions au sein du secteur financier non bancaire.

Tout en reconnaissant que la guerre pourrait accroître l’inflation et ralentir la croissance, de Guindos réitère l’engagement de la BCE à atteindre son objectif d’inflation de 2 pour cent à moyen terme. (fc)

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