Principaux renseignements
- Le Premier ministre Kim Min-seok met en place un groupe de travail économique d’urgence pour faire face aux répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.
- La Corée du Sud atténue la hausse des coûts énergétiques grâce à un plafonnement des prix des carburants, à un système de rotation des véhicules et à la promotion de pratiques d’économie d’énergie.
- La crise incite la Corée du Sud à explorer des sources d’énergie alternatives telles que le charbon et l’énergie nucléaire.
La Corée du Sud est confrontée à d’importants défis économiques en raison du conflit qui perdure au Moyen-Orient. Le Premier ministre Kim Min-seok a souligné la nécessité d’être prêt et exhorte le gouvernement à anticiper les scénarios les plus pessimistes.
Coordination et réponse
Afin de coordonner une réponse globale entre les différents ministères, une cellule de crise économique sera mise en place sous la direction de Kim. Cette cellule se réunira deux fois par semaine et se concentrera sur cinq domaines clés : la sécurité énergétique, la stabilité macroéconomique, la résilience des marchés financiers, le bien-être des ménages et le suivi continu de la situation internationale. Par ailleurs, une cellule de crise économique sera mise en place au sein du bureau présidentiel afin de fournir des informations en temps réel et de soutenir la prise de décision.
Ces mesures font suite à la directive du président Lee Jae Myung visant à mettre en place un système préventif de réponse d’urgence. La forte dépendance de la Corée du Sud vis-à-vis du pétrole brut du Moyen-Orient (environ 70 pour cent des importations) et du gaz naturel liquéfié (20 pour cent) rend l’économie particulièrement vulnérable aux perturbations de l’approvisionnement énergétique. La fermeture du détroit d’Ormuz a suscité des inquiétudes quant à la volatilité des prix et aux pressions inflationnistes.
Atténuer la hausse des coûts énergétiques
Afin de limiter les conséquences de la hausse des coûts énergétiques, la Corée du Sud a pris plusieurs mesures d’urgence. Un plafonnement des prix des carburants vise à stabiliser les prix de détail et à alléger la charge pesant sur les consommateurs. Selon certaines estimations, cette mesure pourrait réduire les prix moyens annuels des carburants d’environ 8 pour cent. Par ailleurs, les autorités ont mis en place un système temporaire de rotation des véhicules basé sur les plaques d’immatriculation afin de réduire la consommation de carburant dans le secteur public.
Le gouvernement encourage également les ménages à adopter des mesures d’économie d’énergie, telles que prendre des douches plus courtes et recharger les téléphones pendant la journée. Bien que les analystes prévoient pour l’instant des perturbations limitées dans les importations de gaz naturel grâce aux efforts de diversification, ils mettent en garde contre d’éventuels risques futurs.
Sources d’énergie alternatives
En réponse à la crise, la Corée du Sud explore des sources d’énergie alternatives telles que le charbon et l’énergie nucléaire. Le gouvernement a levé les restrictions d’exploitation imposées aux centrales à charbon et augmenté le taux d’utilisation des centrales nucléaires. Les économistes soulignent toutefois la nécessité d’un mix énergétique plus résilient et diversifié. Ils plaident également en faveur d’une extension de la capacité nucléaire et d’investissements accrus dans les énergies renouvelables. (ev)
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