Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique va mener un essai auprès de 300 adolescents afin d’analyser les effets de différentes stratégies de gestion des réseaux sociaux.
- Une consultation publique est en cours pour déterminer si le Royaume-Uni devrait adopter l’interdiction australienne des réseaux sociaux pour les utilisateurs de moins de 16 ans.
- Les experts privilégient une meilleure sécurité des plateformes plutôt que des interdictions, en misant sur des solutions fondées sur des preuves plutôt que sur des mesures hâtives.
Des centaines d’adolescents britanniques participeront à une étude menée par le gouvernement visant à explorer diverses méthodes de gestion de l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes. L’expérience impliquera 300 adolescents répartis en quatre groupes, chacun faisant l’objet d’interventions différentes : désactivation complète des applications, blocage nocturne, limite quotidienne d’une heure et un groupe témoin sans changement. Cette approche vise à recueillir des données concrètes sur l’impact de ces stratégies sur la vie des adolescents.
Priorité à la sécurité des plateformes
Parallèlement à cet essai, le gouvernement mène une consultation publique afin de déterminer si le Royaume-Uni devrait adopter la politique australienne interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Cette mesure bénéficie d’un large soutien politique et de l’appui de certains militants et associations caritatives pour l’enfance. Cependant, certains experts expriment leur scepticisme, arguant que de telles restrictions pourraient être facilement contournées ou potentiellement pousser les enfants vers des espaces en ligne plus dangereux.
Beaucoup estiment que les entreprises technologiques devraient donner la priorité à la sécurité des plateformes pour les jeunes utilisateurs plutôt qu’à des interdictions pures et simples. La NSPCC souligne l’importance de veiller à ce que les plateformes technologiques intègrent des mesures de sécurité robustes pour protéger les enfants contre les contenus préjudiciables et garantir un accès adapté à leur âge. Elle plaide en faveur d’une action décisive de la part du gouvernement à l’issue des phases pilotes et de consultation. C’est ce qu’a déclaré le responsable à la BBC.
Une approche prudente préconisée
La Fondation Molly Rose soutient l’approche prudente du gouvernement, soulignant la nécessité de solutions fondées sur des données probantes plutôt que de mettre en œuvre à la hâte des interdictions qui pourraient s’avérer inefficaces. Elle estime que l’essai fournira des informations précieuses sur la praticabilité et la faisabilité de diverses interventions.
Le projet pilote examinera l’impact d’un accès limité aux réseaux sociaux sur la vie familiale, les habitudes de sommeil, le travail scolaire et les difficultés potentielles rencontrées par les participants. Les données recueillies lors des essais, combinées aux réponses issues de la consultation publique, éclaireront le processus décisionnel du gouvernement.
Recherche indépendante sur le bien-être
Par ailleurs, une étude indépendante distincte, financée par le Wellcome Trust, examinera les effets d’une utilisation réduite des réseaux sociaux chez les adolescents. Cet essai à grande échelle, impliquant 4 000 élèves âgés de 12 à 15 ans, évaluera l’impact sur divers aspects de leur bien-être, notamment le sommeil, les niveaux d’anxiété, les interactions sociales, l’assiduité scolaire et les expériences de harcèlement.
Cette recherche exhaustive vise à combler le déficit actuel de connaissances concernant l’influence des réseaux sociaux sur les enfants et les adolescents, ainsi que les avantages potentiels d’une limitation de l’accès.
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