Principaux renseignements
- La Commission européenne adapte les référentiels des quotas gratuits et renforce la réserve de stabilité du marché pour réduire l’impact des prix élevés du CO2 sur la facture d’électricité.
- La révision du système d’échange de quotas d’émission (ETS) vise à limiter la volatilité des prix sans perdre l’incitation à la décarbonation.
- Un nouveau fonds d’investissement de trente milliards d’euros soutient la décarbonation industrielle, en mettant l’accent sur les États membres de l’UE aux revenus les plus bas.
La Commission européenne révise le système ETS pour contrer l’impact des prix élevés du CO2 sur la facture d’électricité. La présidente Ursula von der Leyen présentera d’ici quelques jours des plans pour une réserve renforcée du marché du carbone. Cette révision contient de nouveaux points de référence pour les quotas gratuits et une réserve de stabilité du marché adaptée pour une meilleure régulation de l’offre.
Stratégies à plus long terme
Outre ces mesures immédiates, Mme von der Leyen a présenté des stratégies à plus long terme. Une révision du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) est prévue cet été, dans le but de réduire la volatilité des prix du carbone et son effet sur les coûts de l’électricité tout en préservant la fonction essentielle du système.
Un nouveau « coup de pouce aux investissements dans le cadre du SEQE », doté d’un budget d’environ trente milliards d’euros, apportera un soutien financier aux industries pour leurs projets de décarbonisation. Cette initiative donnera la priorité aux pays de l’UE à faibles revenus et fonctionnera selon le principe du « premier arrivé, premier servi ».
Répondre à des besoins différents
Les conclusions finales du sommet reflètent un compromis entre les besoins des différents États membres. Bien que les dirigeants ont appelé à une révision de l’ETS d’ici juillet 2026, ils ont également invité la Commission à collaborer avec les États membres pour concevoir des mesures nationales ciblées. Cette approche vise ainsi à faire face aux prix élevés de l’électricité. Cet ajout reconnaît la dépendance variable vis-à-vis des combustibles fossiles au sein de l’UE et permet donc des solutions sur mesure.
Von der Leyen a précisé l’importance de travailler en étroite collaboration avec chaque gouvernement, citant notamment l’exemple du décret controversé de l’Italie subventionnant les entreprises d’électricité. Elle a reconnu qu’une approche « unique » n’était pas envisageable, car les mix énergétiques diffèrent fortement entre les États membres.
Soutien au SCEQE
Dans l’ensemble, le sommet a démontré son soutien au SCEQE en tant qu’instrument crucial pour accélérer la transition vers une énergie plus propre et plus abordable. Les mesures proposées visent à trouver un équilibre entre l’atténuation des impacts à court terme sur les prix et la préservation de l’efficacité à long terme du système pour favoriser la décarbonisation. (jv)
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