La République démocratique du Congo et le Rwanda s’engagent à prendre des mesures de désescalade alors que le conflit se poursuit


Principaux renseignements

  • La RDC et le Rwanda se sont engagés à apaiser les tensions et à prendre des mesures concrètes en faveur de la paix.
  • Malgré un processus de paix au point mort, les deux pays se sont engagés à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale.
  • Le Rwanda a accepté de retirer ses forces de certaines zones de la RDC, tandis que la RDC a promis d’intensifier ses efforts contre les FDLR.

À l’issue de pourparlers à Washington facilités par les États-Unis, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour apaiser les tensions. Cet engagement intervient malgré un processus de paix au point mort et la poursuite du conflit dans l’est de la RDC.

Accusations 

L’année dernière, les deux pays ont signé un accord de paix négocié par le président américain de l’époque, Donald Trump, mais les violences ont persisté. Les États-Unis ont récemment imposé des sanctions à l’encontre des Forces de défense rwandaises et de quatre hauts responsables, accusant le Rwanda de soutenir directement le groupe rebelle M23 et d’exacerber le conflit.

Une déclaration commune publiée par la RDC, le Rwanda et les États-Unis décrit une série d’actions coordonnées visant à apaiser les tensions et à réaliser des progrès sur le terrain. Les pays se sont engagés à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Le Rwanda a accepté de retirer ses forces et de lever les mesures défensives dans certaines zones spécifiques du territoire de la RDC.
La RDC s’est à son tour engagée à intensifier ses efforts selon un calendrier précis pour neutraliser le FDLR, une organisation armée d’extrémistes hutus rwandais impliqués dans le génocide de 1994 et toujours actifs dans l’est du pays.

Position du Rwanda sur les FDLR

Le Rwanda considère les FDLR comme une milice génocidaire et affirme que leur présence continue dans l’est de la RDC constitue une menace directe pour sa propre sécurité. Malgré des preuves accablantes, le Rwanda a toujours nié soutenir le M23, qualifiant sa présence militaire de mesure défensive contre les menaces émanant de groupes armés au sein de la RDC.

Les combats se poursuivent dans l’est de la RDC malgré l’accord de paix négocié par les États-Unis et signé en décembre 2025. Peu après la cérémonie de signature, le M23 a pris le contrôle d’Uvira, une ville congolaise proche de la frontière burundaise, marquant ainsi la plus importante escalade du conflit depuis des mois. Le groupe s’est ensuite retiré sous la pression des États-Unis, mais contrôle toujours de vastes portions de l’est de la RDC, y compris ses deux plus grandes villes, Goma et Bukavu.

Risque d’un conflit plus large

Au début du mois, tout en annonçant des sanctions contre le Rwanda, les États-Unis ont averti que la présence continue du M23 près de la frontière burundaise, associée au soutien militaire rwandais, risquait de faire dégénérer le conflit en une guerre régionale plus large. Le Rwanda a réfuté ces accusations, affirmant que les sanctions visaient injustement une seule partie et donnaient une image fausse de la véritable nature du conflit. Le pays a également accusé la RDC de violer l’accord de paix par des frappes de drones aveugles et des offensives terrestres.

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