Les banques centrales européennes revoient leur politique en raison du conflit au Moyen-Orient


Principaux renseignements

  • Le conflit en cours avec l’Iran perturbe considérablement la stabilité économique de l’Europe, obligeant les banques centrales à réévaluer leurs politiques monétaires.
  • La volatilité des marchés, alimentée par la guerre, menace l’approvisionnement énergétique européen et suscite des inquiétudes quant à l’inflation.
  • Malgré les prévisions initiales concernant des ajustements des taux d’intérêt, les principales banques centrales européennes devraient adopter une attitude prudente et éventuellement reporter leurs décisions.

Le conflit persistant entre les États-Unis, Israël et l’Iran a considérablement modifié le paysage économique européen. Cela oblige les banques centrales à revoir leur politique monétaire. Avant le début de la guerre, les banques centrales européennes avaient des perspectives relativement stables. Elles s’attendaient alors à ce que les taux d’intérêt restent stables ou baissent.

Volatilité des marchés

Cependant, le conflit a rompu cet équilibre, menaçant l’approvisionnement énergétique, ralentissant la croissance et suscitant des inquiétudes quant à l’inflation des prix à la consommation. Cette semaine, les principales banques centrales européennes, notamment la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d’Angleterre, la Riksbank suédoise et la Banque nationale suisse, annonceront leurs dernières décisions de politique monétaire.

La BCE, qui avait auparavant confiance dans la santé économique de la zone euro, est désormais confrontée à un environnement plus incertain. Alors qu’elle devait maintenir son taux d’intérêt de référence, les récents développements ont rendu cette décision moins évidente. L’impact du conflit sur les prix de l’énergie et l’inflation sera suivi de près par les acteurs du marché. Selon les derniers chiffres provisoires d’Eurostat, l’inflation dans la zone euro a atteint 1,9 % en février.

Les analystes s’attendent à ce que la BCE reconnaisse l’intensification des incertitudes géopolitiques. Ils devraient également adopter une attitude plus prudente. Cela pourrait laisser présager de futurs ajustements de politique monétaire.

Les banques

De même, la baisse des taux d’intérêt prévue par la Banque d’Angleterre est désormais remise en question en raison des répercussions de la guerre. Les économistes prévoient que le comité de politique monétaire de la banque maintiendra probablement son taux directeur inchangé. Cette décision dépendra de la durée du conflit et de ses éventuelles répercussions économiques.

La Banque nationale suisse devrait également maintenir son taux directeur actuel, compte tenu de la relative isolation de la Suisse face aux chocs macroéconomiques découlant des troubles au Moyen-Orient.

Enfin, la Riksbank suédoise devrait maintenir son taux directeur inchangé, malgré la faiblesse des récentes données sur la croissance et l’inflation. La perspective d’une hausse des prix de l’énergie pourrait atténuer les inquiétudes concernant la baisse des anticipations d’inflation.

(jw)(fc)

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