L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan a été rouvert, mais la crise pétrolière irakienne est loin d’être résolue


Principaux renseignements

  • L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan a été rouvert, permettant des exportations limitées de pétrole irakien.
  • L’Irak est confronté à des contraintes de production en raison des restrictions imposées au trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
  • Cette reprise offre une solution modeste aux défis liés aux exportations de pétrole de l’Irak, mais ne les résoudra pas complètement.

Les gouvernements irakien et kurde sont parvenus à un accord permettant la reprise du flux de pétrole via l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan. Cette évolution a entraîné une légère baisse des prix du pétrole, bien que la capacité de l’oléoduc soit relativement limitée, ne pouvant transporter que 250 000 barils par jour. Aujourd’hui, à 10 h 45, le prix du Brent s’établissait à 103,40 dollars et celui du WTI à 94,37 dollars.

Difficultés

Cette décision intervient alors que l’Irak est confronté à des difficultés de production en raison des restrictions de circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Exportant auparavant plus de 4 millions de barils par jour, l’Irak a été contraint de réduire sa production provenant des gisements situés en dehors du Kurdistan à seulement 1,3 million de barils par jour en raison d’un manque d’espace de stockage.

L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan est resté largement inactif pendant plusieurs années en raison de désaccords sur la répartition des paiements entre les gouvernements irakien et kurde. Pour remédier à ce goulot d’étranglement, l’Irak a entamé des discussions avec l’Iran afin d’obtenir le passage de certains pétroliers par le détroit d’Ormuz.

Routes alternatives

Contrairement à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, l’Irak ne dispose pas d’itinéraires alternatifs pour contourner le détroit d’Ormuz, qui est fermé depuis plus de deux semaines, ce qui a contraint le pays à réduire sa production en raison de la saturation des installations de stockage et du nombre limité de pétroliers disponibles dans le Golfe. Cette fermeture représente un défi de taille pour l’Irak, deuxième producteur de l’OPEP, car son économie dépend fortement des revenus pétroliers et il ne dispose pas d’un fonds souverain comme certains autres membres régionaux de l’OPEP.

Si la remise en service de l’oléoduc vers le port turc de Ceyhan apportera un certain soulagement, elle ne devrait pas avoir d’impact significatif sur la situation globale.

(jw)(fc)

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