Von der Leyen appelle à des changements dans la politique étrangère de l’UE


Principaux renseignements

  • Ursula von der Leyen préconise un changement dans la politique étrangère de l’UE vers une approche plus pragmatique et axée sur les intérêts.
  • L’UE est critiquée pour sa gestion du conflit avec l’Iran et pour avoir potentiellement affaibli le rôle du chef de la politique étrangère de l’UE.
  • L’UE répond au conflit avec l’Iran par une aide humanitaire et explore les options permettant d’atténuer l’impact du conflit sur les routes commerciales.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a appelé à un changement d’approche dans la politique étrangère de l’UE. Elle estime que le continent ne peut plus se contenter de s’appuyer sur un système fondé sur des règles pour protéger ses intérêts dans un monde en mutation rapide. Mme von der Leyen pense que l’UE doit adopter une politique étrangère plus pragmatique et axée sur ses intérêts, qui reflète les réalités géopolitiques actuelles.

Critiques de la gestion de Von der Leyen 

Les déclarations d’Ursula von der Leyen surviennent alors que sa gestion du récent conflit avec l’Iran essuie de nombreuses critiques. Certains l’accusent d’avoir outrepassé ses fonctions dans ses efforts diplomatiques, au risque d’affaiblir le rôle de Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne.

Si la présidente de la Commission a évité de critiquer directement les États-Unis et Israël pour le déclenchement des hostilités, elle pointe du doigt la répression brutale du régime iranien contre sa population ainsi que ses actions déstabilisatrices dans la région. Elle met aussi en avant la crise humanitaire provoquée par le conflit, marquée par des déplacements massifs de population et une paralysie de secteurs essentiels comme l’énergie, la finance et le commerce.

Réponse de l’UE à la crise

En réponse à la crise, l’UE s’est engagée à fournir une aide humanitaire aux personnes touchées au Liban. Von der Leyen et António Costa, président du Conseil européen, ont également tenu des discussions avec les dirigeants de divers pays de la région afin de manifester leur solidarité et d’explorer les moyens d’atténuer les conséquences du conflit.

Ces discussions ont notamment porté sur la possibilité de renforcer les opérations de défense maritime existantes visant à protéger les voies maritimes et les chaînes d’approvisionnement en mer Rouge. Cela reflète la préoccupation croissante de l’UE quant à la possibilité d’une escalade du conflit et d’une perturbation des routes commerciales essentielles. (fc)

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