Principaux renseignements
- L’accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne supprime les droits de douane sur la plupart des biens et booste les exportations des deux régions.i
- Si certains agriculteurs européens redoutent la concurrence, ce traité forge l’un des plus vastes blocs commerciaux au monde.
- Ce traité vieux de plusieurs décennies booste l’économie de l’UE et du Mercosur, qui pèsent ensemble trente pour cent du PIB mondial.
Le Brésil franchit une étape cruciale vers la création d’un bloc commercial majeur en approuvant l’accord Mercosur. Le Sénat brésilien a ratifié mercredi ce traité avec l’Union européenne. Cette entente supprime les droits de douane sur la majorité des biens échangés entre les deux régions et donne un élan considérable aux exportations mutuelles.
Opposition européenne
Ce résultat intervient après des décennies de négociations. Alors que l’Argentine et l’Uruguay ont déjà approuvé le traité, le parlement du Paraguay attend encore avant de procéder à la ratification. La Commission européenne prépare entre-temps une mise en œuvre provisoire. Un lancement définitif dépend toutefois d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne concernant la légalité de ces accords.
Cette étape a suscité la controverse, particulièrement en France, qui s’est affirmée comme une opposante farouche à l’entente. Les agriculteurs français craignent d’être pénalisés par des produits agricoles moins chers en provenance du Brésil et de ses voisins sud-américains. L’accord, signé en janvier après vingt-cinq ans de discussions, a connu une accélération sous l’influence des politiques commerciales protectionnistes de la précédente administration américaine.
Avantages économiques
L’union de l’UE et du Mercosur pèse lourd puisque ces deux zones contrôlent trente pour cent de l’économie mondiale et regroupent plus de sept cents millions de consommateurs. Cette entente fait sauter les taxes sur plus de 90 pour cent des échanges. Les ventes européennes de voitures, de vin et de fromage vont ainsi bondir.
En revanche, les producteurs sud-américains de bœuf, de volaille, de sucre, de riz, de miel et de soja auront un accès plus facile au marché européen. Le Brésil, l’un des principaux producteurs mondiaux de café, de viande et de soja, s’est d’ailleurs imposé comme l’un des principaux défenseurs de l’accord. (fc)
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