Principaux renseignements
- La Cour des comptes belge s’inquiète de la faisabilité du plan budgétaire pluriannuel du gouvernement.
- L’autorité de surveillance remet en question l’efficacité des principales initiatives visant à réaliser des économies, soulignant les surestimations potentielles et l’absence de plans concrets.
- Le rapport suggère que l’approche budgétaire actuelle de la Belgique pourrait ne pas garantir la viabilité à long terme de ses finances publiques.
Le récent plan budgétaire pluriannuel de la Belgique, finalisé après des semaines de débats et une longue session de négociations, fait l’objet d’un examen minutieux de la part de l’organisme de surveillance financière du pays, la Cour des comptes. Alors que le plan, mené par le Premier ministre Bart De Wever, vise à économiser 9,2 milliards d’euros d’ici 2029 grâce à diverses mesures, la Cour des comptes exprime ses inquiétudes quant aux rendements prévus de certaines initiatives clés. C’est ce qu’écrit The Brussels Times.
Beaucoup de points d’interrogation
Plus précisément, l’autorité de surveillance s’interroge sur l’efficacité des réformes visant les allocations de chômage, la prévention de la fraude et la réintégration des personnes en arrêt maladie de longue durée dans le monde du travail. Ces doutes jettent une ombre sur la capacité du gouvernement à garantir la viabilité des finances publiques belges à moyen terme.
Le rapport de la Cour des comptes soulève des inquiétudes quant à la faisabilité des hypothèses du gouvernement. Par exemple, la projection selon laquelle un tiers des chômeurs perdant leurs allocations trouveront un emploi semble trop optimiste.
De même, le rapport remet en question l’efficacité du plan « Back to Work », destiné à économiser 1,9 milliard d’euros en réintégrant les malades de longue durée, soulignant que des mesures cruciales restent à définir.
Lutte contre la fraude
En outre, la Cour des comptes note l’absence d’un plan concret de lutte contre la fraude, malgré l’objectif ambitieux du gouvernement de réaliser 1,2 milliard d’euros d’économies.
Les retards dans la mise en œuvre des mesures budgétaires dus à la quasi-faillite du gouvernement à l’automne dernier créent des difficultés supplémentaires. Les recettes provenant de mesures telles que l’augmentation de la TVA sur les services de loisirs et de restauration à emporter sont reportées sine die.
Surestimation des recettes
Le rapport met également en garde contre une surestimation des recettes provenant du plafonnement de l’indice en 2026, car son impact ne se fera pleinement sentir qu’à partir de 2027.
La Cour des comptes souligne que le report des réformes fiscales jusqu’en 2030 ne réduit en rien la nécessité à long terme de respecter les normes européennes en matière de dépenses.
Préoccupations en matière de viabilité
Ces préoccupations, combinées aux prévisions d’augmentation du déficit budgétaire, conduisent la Cour des comptes à conclure que l’accent mis actuellement par le gouvernement fédéral sur le respect des normes européennes en matière de dépenses pourrait ne pas être suffisant pour garantir la viabilité à moyen terme des finances publiques belges.
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