Principaux renseignements
- Une partie importante des Européens perçoivent désormais les États-Unis comme une menace majeure.
- La Chine gagne en popularité auprès des Européens, qui la considèrent comme moins menaçante que les États-Unis.
- Alors que de nombreux Européens espèrent une réconciliation avec les États-Unis, l’Allemagne affiche un pessimisme plus marqué quant à l’avenir de cette relation.
Un récent sondage YouTrend, rapporté par Euronews, révèle une tendance inquiétante en Europe : les États-Unis sont de plus en plus souvent considérés comme une menace. Environ 20 pour cent des personnes interrogées dans les principaux pays européens, notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, considèrent les États-Unis comme une « menace majeure », dépassant même la Corée du Nord à cet égard. Ce malaise résulte d’une combinaison de facteurs, notamment les récentes actions militaires américaines et les propos critiques de l’administration Trump à l’égard de l’Europe.
Rupture temporaire ou dommage permanent ?
Les résultats du sondage mettent en évidence un changement potentiel dans les allégeances européennes. Alors que les États-Unis sont considérés comme une menace majeure, la Chine apparaît comme un partenaire plus favorable. Pékin se classe au dernier rang des grandes puissances considérées comme dangereuses, et très peu de personnes interrogées identifient la politique étrangère chinoise comme une préoccupation majeure.
Malgré les tensions actuelles, la plupart des Européens considèrent la rupture entre les États-Unis et l’Europe comme un revers temporaire plutôt que comme une rupture permanente. L’optimisme prévaut dans des pays comme l’Espagne, où une majorité estime qu’un changement de direction aux États-Unis marquera le début d’une ère plus amicale. Cependant, l’Allemagne se distingue par son scepticisme, près de la moitié des personnes interrogées estimant que le dommage est irréparable.
La migration reste une préoccupation
Au-delà des préoccupations géopolitiques, la migration reste une question urgente pour les Européens. En moyenne, 31 pour cent des personnes interrogées dans les pays étudiés citent la migration comme leur principale préoccupation. Ce sentiment est particulièrement fort en Grande-Bretagne et en Espagne.
La Pologne se distingue toutefois, en accordant une plus grande importance à l’agression potentielle de la Russie et aux conflits armés. Les Italiens, en revanche, ont une vision plus indulgente de la Russie, avec un pourcentage plus faible de personnes considérant Moscou comme une menace ou craignant un autre conflit militaire européen. (fc)
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