Principaux renseignements
- L’armée de l’air américaine a déployé un drone MQ-9 Reaper dans le cadre de l’exercice Sentry South 26-2 afin de simuler des opérations dans un espace de combat contesté.
- L’exercice a démontré la capacité de survie et la résilience du réseau du MQ-9 face à des menaces simulées d’anti-accès/déni de zone.
- En participant à l’exercice, la Garde nationale aérienne a souligné son rôle essentiel dans la préparation à de futurs conflits entre pairs.
L’armée de l’air américaine a récemment déployé un drone MQ-9 Reaper de la 174e escadre d’attaque dans le cadre de l’exercice Sentry South 26-2 à Gulfport, dans le Mississippi. L’exercice visait à valider les capacités du drone dans un espace de combat contesté simulé, ce qui représente un changement significatif par rapport aux missions de contre-insurrection permissives des deux dernières décennies.
Environnement contesté
Sentry South 26-2 a plongé le MQ-9 dans un environnement complexe comprenant des systèmes de défense aérienne intégrés, des effets de guerre électronique et des perturbations des communications conçus pour imiter les menaces d’anti-accès et de déni d’accès. Les aviateurs avaient pour mission de maintenir la couverture de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) tout en permettant la surveillance maritime conjointe et la coordination des frappes.
Cet exercice a mis en évidence le changement stratégique de l’armée de l’air vers la préparation à des scénarios de conflits entre pairs. La capacité de survie du MQ-9, la résilience de son réseau et son intégration dans des chaînes de destruction distribuées sont des facteurs cruciaux qui déterminent sa valeur opérationnelle dans des conflits d’une telle intensité.
Plateforme polyvalente
Le MQ-9 Reaper est un drone polyvalent à moyenne altitude et longue endurance, conçu pour la collecte de renseignements, la surveillance, la reconnaissance et les frappes de précision. Successeur plus performant du MQ-1 Predator, il offre une capacité de charge utile accrue, une propulsion améliorée et une intégration d’armes étendue pour répondre aux exigences de la guerre moderne.
L’armement standard du MQ-9 comprend des missiles air-sol AGM-114 Hellfire, des bombes à guidage laser GBU-12 et des munitions GBU-38 Joint Direct Attack Munitions. Associé à des systèmes avancés de capteurs électro-optiques et infrarouges, il fournit des vidéos en temps réel, une désignation laser et des renseignements sur les cibles, ce qui en fait un atout précieux pour les missions de frappe et un nœud de capteurs essentiel dans les architectures de commandement et de contrôle interarmées.
Rôle de la Garde nationale aérienne
La 174e escadre d’attaque, basée à Syracuse, dans l’État de New York, est passée aux opérations MQ-9 à la fin des années 2000 et est depuis devenue un contributeur clé de l’entreprise d’aéronefs pilotés à distance de l’armée de l’air. Sa participation à Sentry South 26-2 illustre le rôle essentiel de la Garde nationale aérienne dans la préparation au combat entre pairs.
Au cours de l’exercice, le MQ-9 a été confronté à des menaces simulées telles que des missiles sol-air guidés par radar, une dégradation du GPS et des brouillages de communications, testant ainsi sa capacité à fonctionner sous le feu d’attaques électroniques. La formation s’est concentrée sur le maintien de l’intégrité du commandement et du contrôle, la préservation des flux de données ISR et le soutien des moyens de frappe maritimes et aériens dans un environnement électromagnétique difficile.
Connaissance du domaine maritime
Sentry South 26-2 a démontré la contribution croissante du MQ-9 à la connaissance du domaine maritime et aux chaînes de destruction conjointes distribuées. Dans un scénario de conflit potentiel, un Reaper opérant à partir d’aérodromes dispersés ou expéditionnaires pourrait surveiller les voies maritimes critiques, détecter les navires ennemis et relayer les données de ciblage à divers moyens militaires américains. Sa longue endurance lui permet d’assurer une couverture maritime persistante, réduisant ainsi la dépendance à l’égard des plateformes ISR avec équipage et renforçant la dissuasion grâce à une présence soutenue.
Les résultats de l’exercice serviront directement à définir les priorités en matière de modernisation, les améliorations à apporter à la résilience des communications et le perfectionnement de la doctrine, alors que les États-Unis préparent leurs forces sans pilote à de futurs conflits de haute intensité.
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