Principaux renseignements
- La Cour suprême du Panama a jugé inconstitutionnel l’accord de concession de 1997. Ce qui a conduit le Panama à prendre le contrôle de deux ports clés appartenant à CK Hutchison.
- Une période de transition de 18 mois avec de nouveaux opérateurs permettra d’assurer la continuité des opérations portuaires et de protéger les emplois pendant le processus.
Le Panama a pris le contrôle des deux ports importants de Balboa et Cristobal sur le canal de Panama. Le pays a pris le contrôle du conglomérat CK Hutchison, basé à Hong Kong. La reprise est intervenue après une décision de la Cour suprême panaméenne, qui a déclaré inconstitutionnel l’accord de concession de 1997. La décision de la Cour invalide les contrats de Hutchison pour l’exploitation de ces ports.
CK Hutchison
Hutchison s’oppose farouchement à cette acquisition. Elle la qualifie d’« illégale » et exprime ses inquiétudes quant aux perturbations potentielles des activités portuaires et de la sécurité. Le groupe a fait part de son intention d’intenter une action en justice contre le Panama, notamment devant la Chambre de commerce internationale.
Le Panama
Le gouvernement panaméen soutient que cette reprise est nécessaire pour garantir la poursuite des activités portuaires et protéger les intérêts nationaux. Le président José Raúl Mulino a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une expropriation. Selon lui, il s’agit seulement d’une mesure temporaire visant à garantir le bon fonctionnement du port jusqu’à la signature de nouveaux contrats.
Une période de transition de 18 mois sera mise en place, pendant laquelle APM Terminals (une filiale de Maersk) gérera le port de Balboa. Terminal Investment Limited (propriété de MSC) supervisera Cristobal. Le ministre panaméen du Travail a assuré qu’aucun des quelque 1 200 employés de ces terminaux ne serait licencié.
Réactions internationales
Le gouvernement de Hong Kong a déjà critiqué la décision de prendre le contrôle de CK Hutchinson. Selon lui, le Panama aurait violé les droits et les intérêts des entreprises hongkongaises. L’ambassadeur américain au Panama, Kevin Cabrera, défend la décision de la Cour suprême. (ev)(fc)
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