Les usagers des bus protestent contre les coupes budgétaires proposées par De Lijn dans la région de Kempen


Principaux renseignements

  • Les usagers des bus flamands et les syndicats protestent contre les coupes budgétaires proposées par De Lijn dans la région de Kempen.
  • Ces coupes affectent de manière disproportionnée les communautés rurales en limitant l’accès à des services essentiels tels que les soins de santé et les opportunités d’emploi.
  • Le passage du bus au train augmente la charge financière des passagers, les obligeant à payer 2,5 euros supplémentaires par trajet.

Les protestations s’intensifient dans la région de la Campine, où les usagers des bus et les syndicats s’unissent contre les coupes budgétaires proposées par De Lijn. C’est ainsi que VRT NWS écrit. Des organisations telles que TreinTramBus et Alleman Mobiel, ainsi que des syndicats, exigent que la société de transport flamande reconsidère son projet d’économiser 1,8 million d’euros dans la région de la Campine. Ils font valoir que ces coupes sont disproportionnées par rapport à d’autres régions, soulignant le fait que la Campine est déjà confrontée à une réduction du réseau de transports publics.

Mécontentement généralisé

Les manifestations reflètent le mécontentement généralisé dans toute la Flandre, où les communautés sont confrontées à des réductions et des suppressions potentielles de services. TreinTramBus exhorte les autorités locales à s’opposer aux coupes proposées au sein de leurs conseils des transports respectifs. Dans la région de la Campine, des organisations telles que TreinTramBus, Grootouders voor het Klimaat, Hart boven Hart et Alleman Mobiel collaborent avec les syndicats ACV et ACOD pour persuader les membres du conseil de rejeter le plan d’austérité.

Els Cools, d’Alleman Mobiel, souligne que ces coupes auront un impact disproportionné sur les communautés rurales où les options de transport public sont déjà limitées. Elle prévient que les résidents sans voiture seront confrontés à des obstacles croissants pour accéder à des services essentiels tels que le travail, les allocations de chômage et les soins de santé. Cools cite un exemple précis : la ligne de bus reliant Geel ou Herentals à la gare de Louvain sera raccourcie jusqu’à la gare d’Aarschot, obligeant les passagers se rendant à l’hôpital Gasthuisberg ou à l’université de Louvain à prendre le train.

Charge financière

Le passage du bus au train entraîne également une charge financière. La ministre de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), justifie ce changement en affirmant que les lignes de bus parallèles aux lignes de train existantes sont inutiles. Cependant, cette transition entraîne un supplément de 2,5 euros par trajet simple, en plus du prix actuel du ticket de bus de 3 euros.

Le cas des employés de Maatwerkbedrijf Lidwina à Mol illustre bien les difficultés engendrées par ces changements. Auparavant, ces travailleurs vulnérables bénéficiaient d’un transport gratuit en bus pour se rendre sur leur lieu de travail et en revenir. La suppression de leur ligne de bus les a contraints à utiliser le train, qui est plus difficile d’accès en raison de leurs limitations en matière de mobilité. De plus, ils ne bénéficient plus de la gratuité des transports.

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