Les diplomates de l’UE se réunissent pour discuter du plan controversé de reconstruction de Gaza


Principaux renseignements

  • L’UE est divisée en interne quant à son soutien à l’initiative de Trump visant à reconstruire et sécuriser Gaza.
  • Malgré la controverse entourant l’implication de l’UE, le bloc reste attaché à son mandat des Nations unies à Gaza.
  • La vision de Trump pour Gaza pourrait être entravée par les réalités difficiles sur le terrain.

Les diplomates de l’Union européenne doivent rencontrer Nikolay Mladenov, directeur du Conseil de paix, lundi à Bruxelles rapporte AP. Cette réunion fait suite à la décision controversée de l’UE de soutenir l’initiative du président américain Donald Trump visant à reconstruire et sécuriser Gaza.

La position divisée de l’UE

La chef de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, et les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres participeront aux discussions. L’ordre du jour comprendra également la guerre en cours en Ukraine et les nouvelles sanctions potentielles contre la Russie.

En tant que voisine du Moyen-Orient de l’autre côté de la Méditerranée, l’UE entretient des liens étroits avec Israël et la Palestine. L’UE joue un rôle essentiel dans la surveillance du poste-frontière de Rafah et est le plus grand donateur de l’Autorité palestinienne. Cependant, la décision de collaborer avec le Conseil de paix de Trump a divisé les États membres de l’UE. Si certains pays, comme la Hongrie et la Bulgarie, sont membres à part entière du Conseil, d’autres, dont la France, ont refusé d’y participer.

La Commission européenne défend sa décision

Douze pays de l’UE ont envoyé des observateurs à la réunion inaugurale à Washington, soulignant une approche nuancée au sein du bloc à l’égard de cette initiative. Malgré cette division, l’engagement de l’UE envers le mandat des Nations unies à Gaza reste inébranlable. La participation de la commissaire européenne Dubravka Šuica à la réunion de Washington sans consultation préalable du Conseil européen a suscité la controverse.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a critiqué cette action, la qualifiant de violation des règlements de l’UE. La porte-parole de Von der Leyen a défendu la décision de la Commission en affirmant que celle-ci a le pouvoir d’accepter les invitations. Elle a souligné la volonté de l’UE d’influencer les efforts de reconstruction et de maintien de la paix à Gaza au-delà de son rôle de principal donateur de l’Autorité palestinienne.

La vision ambitieuse de Trump pour le Conseil de paix va au-delà de la reconstruction de Gaza en une métropole futuriste ; elle vise également à remettre en cause l’autorité du Conseil de sécurité des Nations unies dans la résolution des conflits. Cependant, ces grandes ambitions pourraient se heurter à des limites en raison de la complexité de la situation sur le terrain à Gaza, où les progrès vers la réalisation des objectifs fondamentaux du cessez-le-feu ont été lents.

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