L’ambassadeur américain critique le plan « Made in Europe » de l’UE


Principaux renseignements

  • L’ambassadeur américain s’oppose au plan « Made in Europe » en raison de son potentiel à nuire à la coopération transatlantique en matière de défense et à l’effort de guerre de l’Ukraine.
  • La priorité accordée aux achats européens menace les efforts de défense communs et limite les possibilités de collaboration technologique entre les États-Unis et l’UE.
  • Malgré ses critiques, l’ambassadeur américain réaffirme l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité européenne grâce à la protection continue offerte par le parapluie nucléaire américain.

L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Andrew Puzder, a exprimé sa vive opposition au prochain plan « Made in Europe », arguant qu’il pourrait nuire à la coopération transatlantique en matière de défense et affaiblir la lutte de l’Ukraine contre la Russie. C’est ce que rapporte Bloomberg.

Des inquiétudes concernant un traitement préférentiel

Puzder soutient que la mise en œuvre des règles proposées violerait l’esprit de l’accord commercial entre les États-Unis et l’UE, qui vise à éviter tout traitement préférentiel. Il a fait part de ses préoccupations directement à Stéphane Séjourné, le responsable européen chargé de superviser la législation « Made in Europe ».

L’ambassadeur a insisté sur la nature interconnectée des industries de défense américaines et européennes, soulignant que de nombreuses entreprises produisant des armes pour les alliés de l’OTAN et l’Ukraine opèrent des deux côtés de l’Atlantique. Il a averti que donner la priorité aux achats européens pourrait compromettre les efforts de défense communs et limiter les possibilités de développement technologique collaboratif.

Des critiques

Puzder a également critiqué le programme de prêts à la défense SAFE de l’UE, d’un montant de 150 milliards d’euros, qui, bien qu’ouvert aux pays non membres de l’UE sous certaines conditions, favorise toujours les achats locaux. Il a fait valoir que de telles préférences nuisent à la croissance économique de l’Europe.

Malgré ses critiques à l’égard des politiques de l’UE, Puzder a réaffirmé l’engagement des États-Unis en faveur de la sécurité européenne, déclarant que le parapluie nucléaire américain protégeant le continent resterait inchangé.

Malgré tout optimiste

Il s’est montré optimiste quant à l’approbation par le Parlement européen de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis début mars et a indiqué qu’il assisterait aux sessions à Strasbourg afin de démontrer le soutien de Washington à cet accord. Cependant, Puzder a refusé de commenter les amendements spécifiques proposés par les législateurs européens tant que leur résultat final n’était pas connu.

En ce qui concerne les révisions potentielles des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, M. Puzder a déclaré que toute solution devait être acceptable pour l’UE, tout en soulignant les préoccupations persistantes concernant l’impact de la taxe carbone européenne sur les produits américains similaires.

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