Lagarde n’a pas l’intention de quitter prématurément son poste de présidente de la BCE


Principaux renseignements

  • Christine Lagarde a l’intention d’aller au bout de son mandat de huit ans à la présidence de la Banque centrale européenne.
  • Malgré les spéculations alimentées par d’éventuels changements politiques en France, Christine Lagarde reste attachée à la stabilité et à la fiabilité de l’euro.
  • À l’issue de son mandat à la BCE, Christine Lagarde pourrait envisager d’occuper des fonctions au sein du Forum économique mondial, par exemple.

Christine Lagarde, l’actuelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a fait part de son intention d’aller au bout de son mandat de huit ans. Cette déclaration fait suite à un article suggérant qu’elle pourrait démissionner prématurément. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Lagarde a souligné les réalisations importantes accomplies pendant son mandat, insistant sur la nécessité de consolider et de garantir la stabilité et la fiabilité de l’euro.

Répondre aux spéculations

Bien que la BCE ait initialement répondu aux informations faisant état du départ potentiel de Lagarde en déclarant qu’elle était « totalement concentrée sur sa mission » et qu’elle n’avait pris aucune décision concernant la fin de son mandat, les spéculations ont persisté. Lagarde a refusé de commenter directement l’article du Financial Times, qui suggérait qu’elle quitterait ses fonctions avant la fin de son mandat afin de permettre au président français Emmanuel Macron d’influencer son remplacement avant les élections qui pourraient voir la montée de l’extrême droite.

Lagarde a déjà été associée à un départ anticipé de la BCE, mais elle a démenti les rumeurs selon lesquelles elle prendrait la tête du Forum économique mondial en juin dernier. Elle a réitéré son engagement à assumer ses responsabilités, affirmant qu’elle n’était « pas du genre à abandonner ». Cependant, les spéculations ont refait surface après l’annonce du départ prématuré du gouverneur de la Banque centrale française, François Villeroy de Galhau, avant les élections de l’année prochaine en France.

Carrière potentielle après la BCE

Lagarde a reconnu que le Forum économique mondial était l’une des nombreuses options qu’elle envisageait pour sa carrière après la BCE. La victoire potentielle du Rassemblement national de Marine Le Pen a suscité des inquiétudes quant à la protection des institutions européennes cruciales contre l’influence politique.

Anticiper les conséquences d’une élection soulève des questions sur l’indépendance politique de la BCE. Lagarde a exprimé sa confiance dans la réputation et la crédibilité de la BCE, espérant avoir contribué à sa notoriété. (fc)

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