L’Iran renforce ses sites militaires contre les attaques aériennes


Principaux renseignements

  • L’Iran renforce ses sites militaires clés, notamment Parchin et Ispahan, afin de se prémunir contre d’éventuelles frappes aériennes.
  • Ces mesures coïncident avec l’inquiétude croissante de la communauté internationale et les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran concernant le programme nucléaire de Téhéran.
  • Malgré les efforts diplomatiques, les tensions militaires dans la région continuent de s’intensifier, les deux parties renforçant leur présence et proférant des menaces.

Des images satellites récentes révèlent les efforts déployés par l’Iran pour fortifier ses infrastructures militaires contre d’éventuelles attaques aériennes.

Dissimulation à Parchin

Au complexe militaire de Parchin, un site sensible soupçonné d’avoir abrité des activités liées au nucléaire dans le passé, une nouvelle installation a été dissimulée sous une structure en béton et recouverte de terre. Cela fait suite à une frappe aérienne israélienne présumée sur le site en 2024.

D’autres images satellites montrent que l’Iran a enterré les entrées des tunnels de son site nucléaire d’Ispahan, qui a été la cible de frappes aériennes américaines lors du conflit entre Israël et l’Iran l’année dernière. L’Iran a également entrepris des réparations sur les bases de missiles endommagées pendant cette guerre.

Inquiétude internationale accrue

Ces développements interviennent dans un contexte d’inquiétude internationale accrue quant à la possibilité d’une escalade majeure dans la région. La Pologne, par exemple, a exhorté ses citoyens à quitter immédiatement l’Iran.

Les images satellites offrent un aperçu rare des activités iraniennes sur des sites au cœur des tensions avec Israël et les États-Unis. Le complexe de Parchin, situé au sud-est de Téhéran, fait l’objet d’une surveillance étroite des services de renseignement occidentaux depuis plus de deux décennies, car il est soupçonné d’avoir accueilli des essais de détonation d’armes nucléaires. L’Iran maintient que son programme nucléaire est de nature purement civile.

Preuves d’attaques passées

Alors que ni les services de renseignement américains ni l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU n’ont trouvé de preuves l’année dernière que l’Iran cherchait à se doter d’armes nucléaires, Israël aurait frappé Parchin en octobre 2024. Des images satellites ont montré les dégâts importants causés à un bâtiment du site et les efforts de reconstruction qui ont suivi. En février 2025, la nouvelle installation semblait être complètement cachée sous une structure en béton.

Les experts suggèrent que cette construction, identifiée comme Taleghan 2, sert de mesure de protection contre d’éventuelles frappes aériennes.

Négociations en cours

L’Iran a également pris des mesures pour fortifier les entrées des tunnels de son site d’enrichissement d’uranium de Natanz. Ces actions coïncident avec les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran concernant le programme nucléaire de Téhéran. Si les récentes discussions à Genève ont permis de réaliser certains progrès, des obstacles importants subsistent.

Les États-Unis cherchent à élargir la portée de tout accord afin d’y inclure des restrictions sur le programme de missiles balistiques de l’Iran et son influence régionale. L’Iran, cependant, insiste sur le fait que ces questions ne sont pas négociables, tout en se déclarant prêt à discuter des limitations de son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions.

Escalade des tensions militaires

Les tensions militaires continuent de s’intensifier alors que les efforts diplomatiques se poursuivent. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a mené des manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran a annoncé des exercices navals conjoints avec la Russie dans la mer d’Oman.

Les États-Unis ont également renforcé leur présence militaire dans la région, déployant un deuxième porte-avions et proférant de nouvelles menaces contre l’Iran. Le président Trump a averti que les États-Unis pourraient recourir à l’action militaire si aucun accord n’était conclu.

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