Principaux renseignements
- La Hongrie et la Slovaquie ont suspendu leurs exportations de diesel vers l’Ukraine, invoquant des perturbations dans l’approvisionnement en pétrole russe dues à un pipeline endommagé.
- La Hongrie et la Slovaquie reprochent à l’Ukraine de se livrer à des jeux politiques et de ne pas faire suffisamment d’efforts pour réparer le gazoduc.
- La Commission européenne assure aux deux pays que leur sécurité énergétique n’est actuellement pas menacée.
La Hongrie et la Slovaquie cessent leurs exportations de diesel vers l’Ukraine. C’est ce qu’ont annoncé mercredi les deux pays. Cette suspension des exportations intervient après que l’Ukraine a, selon eux, négligé de réparer l’oléoduc Druzhba endommagé, entravant ainsi leur accès à des réserves de carburant essentielles.
La Hongrie et la Slovaquie
La Hongrie et la Slovaquie affirment devoir donner la priorité à leurs besoins énergétiques nationaux après l’interruption des livraisons de pétrole brut russe. L’Ukraine soutient toutefois que cette question est le résultat de jeux politiques. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, accuse également Kiev de « chantage politique » et d’ingérence dans la chaîne d’approvisionnement. Il estime que l’Ukraine avait suffisamment de temps et de moyens pour réparer l’oléoduc, mais qu’elle a choisi de ne pas le faire. Selon lui, il s’agit d’une décision politique claire du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico s’est rallié à cette position. Il a annoncé que les exportations de diesel de la raffinerie Slovnaft, contrôlée par l’État, seraient suspendues afin de donner la priorité à la consommation intérieure. La Slovaquie a également libéré une partie importante de ses réserves pétrolières d’urgence (250 000 tonnes) afin de renforcer sa sécurité énergétique.
Itinéraires alternatifs
La Hongrie et la Slovaquie ont toutes deux demandé l’aide de la Commission européenne pour acheminer le pétrole brut russe via les ports croates comme itinéraire alternatif. La Croatie a toutefois rejeté cette proposition, invoquant d’éventuelles violations des sanctions américaines contre la Russie. Malgré les inquiétudes de la Hongrie et de la Slovaquie, la Commission européenne leur a assuré que leur sécurité énergétique n’était pas menacée pour le moment, soulignant les importantes réserves de carburant dont disposent ces deux pays.
Malgré les appels de l’Ukraine, la Hongrie et la Slovaquie restent fortement dépendantes des sources d’énergie russes. L’arrêt des exportations aggrave la crise énergétique que connaît actuellement l’Ukraine. Les attaques russes ont causé d’importants dégâts aux infrastructures énergétiques pendant les mois d’hiver. (ev)
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