Principaux renseignements
- L’industrie sidérurgique turque réoriente ses exportations vers des marchés plus proches, tels que l’Europe.
- La décision stratégique vise à surmonter la hausse des coûts logistiques et les barrières commerciales associées aux marchés lointains.
- Afin de renforcer leur compétitivité, les producteurs d’acier turcs vont développer la production de produits à plus forte valeur ajoutée tout en relevant les défis nationaux.
L’industrie sidérurgique turque adapte sa stratégie d’exportation en réponse à l’affaiblissement du marché mondial et à la montée des mesures protectionnistes. Elle vise désormais à privilégier les marchés proches, tels que l’Union européenne, les Balkans et l’Europe de l’Est, plutôt que les marchés lointains.
Marchés plus proches offrent des avantages
Ce changement est motivé par l’augmentation des coûts logistiques et des barrières commerciales sur les marchés lointains. En revanche, les régions voisines offrent des avantages tels que des délais de Le plus courts, des capacités de production flexibles et des relations commerciales existantes plus solides.
L’Europe représente actuellement environ 60 pour cent des exportations d’acier de la Turquie. Si l’incertitude entourant le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE a initialement freiné la demande, l’industrie prévoit un rebond des exportations à partir de mars et avril, à mesure que la situation se clarifie.
Objectifs d’exportation ambitieux
Le secteur s’est fixé pour objectif d’exporter 20 millions de tonnes d’acier pour une valeur de 14,5 milliards d’euros en 2026, ce qui représente une augmentation modeste par rapport à l’année précédente. Un élément clé de cette nouvelle stratégie consiste à développer la production de produits sidérurgiques à plus forte valeur ajoutée, ce qui permettra aux producteurs turcs d’être plus compétitifs face aux fournisseurs à bas coûts.
Malgré une production annuelle importante d’acier, la Turquie importe encore près de la moitié de ses besoins de consommation. Cette dépendance vis-à-vis des importations représente un défi majeur pour le secteur, aggravé par le protectionnisme mondial croissant et la concurrence accrue des producteurs asiatiques soutenus par l’État.
Défis nationaux
Au niveau national, le secteur sidérurgique turc est confronté à une demande modérée en raison de la baisse des dépenses publiques et de l’achèvement des travaux de reconstruction après le tremblement de terre. La hausse des coûts de main-d’œuvre et d’énergie a également contraint certains producteurs à réduire leurs activités et à licencier des travailleurs. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

