Principaux renseignements
- Nestlé prévoit de rationaliser son portefeuille en cédant ses activités restantes dans le domaine des glaces et de l’eau sous une nouvelle direction.
- Ce changement stratégique est mené par Philipp Navratil, le nouveau PDG de Nestlé, et Pablo Isla, ancien président d’Inditex.
- Malgré le rappel de préparations pour nourrissons, Nestlé prévoit une croissance organique positive de ses ventes comprise entre 3 pour cent et 4 pour cent d’ici 2026.
Jeudi après-midi, le cours de l’action Nestlé affichait une hausse d’environ 4 % après l’annonce d’une croissance organique du chiffre d’affaires au quatrième trimestre supérieure aux prévisions des analystes.. La croissance s’est établie à 4 pour cent, dépassant ainsi l’estimation consensuelle de FactSet, qui était de 3,55 pour cent.
Pour l’avenir, Nestlé vise une croissance organique de son chiffre d’affaires de 3 à 4 pour cent d’ici 2026, ainsi qu’une amélioration de sa marge opérationnelle sous-jacente, qui s’élevait à 16,1 pour cent en 2025.
Efforts de rationalisation
Dans le cadre de ses efforts de rationalisation stratégique, Nestlé a révélé son intention de céder le reste de son activité de crème glacée à Froneri, une coentreprise entre PAI Partners et Nestlé, propriétaire de Haagen-Dazs. La société a également entamé le processus officiel de cession de son activité eau au début du trimestre, qui devrait être déconsolidée d’ici 2027. Des marques telles que Henniez et Perrier font partie de ce segment.
Ce changement stratégique intervient sous la direction du nouveau PDG de Nestlé, Philipp Navratil, et du président Pablo Isla, anciennement chez Inditex. Leur objectif est de simplifier le vaste conglomérat de biens de consommation, afin de remédier à des années de sous-performance opérationnelle et boursière. Navratil a expliqué dans un communiqué que leur stratégie consiste à accélérer la croissance en concentrant les ressources sur quatre activités principales, portées par des marques fortes et une structure organisationnelle rationalisée.
Que disent les analystes ?
Lors d’une conférence téléphonique avec les analystes, Navratil a précisé que si l’activité glaces restait solide, sa taille réduite constituait une distraction par rapport aux objectifs globaux de Nestlé. Les analystes de Jefferies ont observé que les plans de Nestlé en matière de portefeuille étaient largement inchangés et ne présentaient pas de changements radicaux. Ils ont noté l’anticipation et l’incertitude avant la publication des résultats, mais ont reconnu que le PDG maintenait la plupart de ses ambitions clés.
Les analystes d’UBS ont souligné que ces résultats constituaient des indicateurs précoces de progrès, attribuant la croissance significative du quatrième trimestre aux bonnes performances des confiseries, des boissons et des produits pour animaux de compagnie.
Cependant, le rappel de préparations pour nourrissons, qui a également touché des concurrents tels que Danone et Lactalis, a représenté un défi pour rétablir la confiance des consommateurs. Nestlé a reconnu que ses prévisions de croissance organique intégraient un impact négatif de 20 points de base lié au rappel et a divulgué 1,7 milliard de francs suisses (1,85 milliard d’euros) de coûts de restructuration principalement liés au rappel.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

