Principaux renseignements
- Une étude indépendante porte le bilan à plus de 75 000 morts violentes à Gaza début 2025, dépassant les estimations précédentes.
- L’étude expose l’impact dévastateur de la guerre à Gaza en documentant un bilan catastrophique et l’urgence d’une aide internationale.
- En raison de l’effondrement des infrastructures médicales, une aide internationale est nécessaire pour fournir suffisamment de chirurgie reconstructive aux victimes de guerre.
Des chercheurs ont publié aujourd’hui l’enquête sur la mortalité à Gaza dans The Lancet Global Health. L’enquête estime à 75 200 le nombre de décès violents survenus entre le 7 octobre 2023 et le 5 janvier 2025. Ce chiffre dépasse les estimations officielles précédentes du ministère de la Santé de Gaza.
Recherche indépendante
L’enquête sur la mortalité à Gaza confirme que, jusqu’en janvier 2025, plus de 75 000 personnes ont trouvé la mort dans des circonstances violentes, soit plus de 3 % de la population. Cette nouvelle étude s’appuie sur des entretiens menés auprès de 2 000 ménages et montre que les rapports officiels du ministère de la Santé sont souvent sous-estimés en raison de la destruction des infrastructures.
Par ailleurs, l’armée israélienne estimait déjà le nombre de morts à environ 70 000 au début de l’année 2025. Alors que les études précédentes s’appuyaient sur des modèles statistiques, ce rapport fournit désormais des preuves concrètes issues du terrain.
Hôpitaux détruits
À cause de la destruction massive des hôpitaux, Gaza ne peut presque plus pratiquer de chirurgies pour réparer les corps. Les opérations très précises sont devenues impossibles. De plus, l’utilisation d’armes qui provoquent des incendies cause des brûlures graves et des os brisés. Ces blessures laissent souvent des traces que l’on ne peut plus soigner.
Des chercheurs de l’université Duke et de l’hôpital al-Shifa de Gaza documentent l’ampleur du retard accumulé.
Besoin d’aide internationale
Sans traitement immédiat, les patients courent un risque élevé d’infections, de septicémie et d’invalidité permanente. Cette situation impose une augmentation considérable de l’aide internationale pour éviter que des dizaines de milliers de Palestiniens ne restent invalides à vie.
De plus, les chercheurs constatent qu’il est de plus en plus difficile de séparer les morts directes des morts indirectes. Des patients meurent ainsi d’infections graves ou de problèmes de reins des mois après leurs blessures, par manque d’eau propre et de soins. Ces décès montrent la réalité des attaques militaires, dont le nombre de victimes est souvent sous-estimé.
Enfin, la situation à Gaza s’est encore détériorée depuis les dernières mesures. Dans plus de 80 % de la région, les habitants ont dû évacuer, tandis que le nord est en proie à la famine depuis août 2025.
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