Une maladie tropicale dangereuse pourrait désormais toucher toute l’Europe, selon une étude


Principaux renseignements

  • La maladie tropicale, le chikungunya, peut désormais se propager dans toute l’Europe en raison de la hausse des températures.
  • La maladie provoque des douleurs articulaires intenses et prolongées.
  • Il existe déjà des vaccins contre cette maladie, mais ils sont coûteux et ne sont pas encore largement répandus.

La maladie tropicale douloureuse, le chikungunya, peut désormais se propager dans toute l’Europe par le biais des moustiques. C’est ce que révèle une nouvelle étude. Celle-ci montre que la hausse des températures due au changement climatique permet au virus de se propager également dans les régions nordiques. Selon les chercheurs, le réchauffement climatique rend possible la contamination par le virus pendant plus de six mois par an dans les pays du sud de l’Europe tels que l’Espagne et la Grèce. Dans le sud du Royaume-Uni, la contamination est déjà possible deux mois par an. Selon les scientifiques, une propagation plus au nord ne serait qu’une question de temps.

De la Tanzanie à l’Europe.

Le virus chikungunya a été identifié pour la première fois en 1952 en Tanzanie. Il est longtemps resté confiné aux régions tropicales, où des millions de cas d’infection sont recensés chaque année. En Europe, quelques cas ont été signalés ces dernières années. Mais en 2025, de grandes épidémies du virus ont été enregistrées en France et en Italie, avec des centaines de cas d’infection.
La maladie provoque des douleurs articulaires intenses et prolongées, les jeunes enfants et les personnes âgées étant particulièrement exposés à des complications graves, voire mortelles.

Moustiques

Le virus se propage principalement par le moustique tigre, qui pique pendant la journée. Ce moustique tigre se déplace actuellement vers le nord de l’Europe en raison de la hausse des températures. Il a déjà été observé au Royaume-Uni, mais ne s’y est pas encore largement répandu.
Autrefois, les hivers froids en Europe empêchaient les moustiques de survivre d’une année à l’autre et de transmettre la maladie. Mais dans certaines régions du sud de l’Europe, les scientifiques constatent de plus en plus souvent une activité des moustiques tout au long de l’année. Ils craignent donc que des épidémies encore plus importantes ne se déclarent.

Prévention

Il existe déjà des vaccins contre le chikungunya, mais ils sont coûteux et peu disponibles. Néanmoins, la propagation croissante du virus a déjà incité l’industrie pharmaceutique à agir. L’année dernière, la société franco-autrichienne de biotechnologie Valneva a ainsi mis au point le premier vaccin approuvé contre le chikungunya. Ixchiq est un vaccin vivant atténué qui devrait offrir une protection après une seule dose. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont approuvé le vaccin en février 2025. Une percée commerciale pour Valneva.

D’autres entreprises pharmaceutiques travaillent également d’arrache-pied au développement de leur propre vaccin contre le virus. L’entreprise indienne Bharat Biotech travaille ainsi sur son propre vaccin contre le chikungunya.
La rentabilité du développement des vaccins contre le chikungunya reste toutefois incertaine. Jusqu’à récemment, le groupe cible était restreint et se composait principalement de voyageurs se rendant dans des régions tropicales. Mais avec la propagation du virus en Europe, la demande de vaccins pourrait augmenter. (ev)

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