Tarique Rahman assermenté comme nouveau Premier ministre du Bangladesh


Principaux renseignements

  • Le parti de Tarique Rahman a remporté une victoire écrasante lors des récentes élections au Bangladesh, ouvrant la voie à son leadership après une période intérimaire de 18 mois.
  • Rahman est confronté à des défis importants, car il vise à rétablir la stabilité économique et à unir une nation profondément divisée.
  • Malgré la controverse entourant l’exclusion de la Ligue Awami, les élections ont vu la représentation des communautés minoritaires et un changement dans les relations diplomatiques du Bangladesh.

Tarique Rahman et d’autres politiciens ont prêté serment mardi comme premiers représentants élus depuis le soulèvement tumultueux de 2024. Cet événement mémorable fait suite à la victoire écrasante du parti de Rahman, qui lui a ouvert la voie à la prise de pouvoir après une période de gouvernement intérimaire de 18 mois.

Prêts de serment et préparatifs

Les législateurs ont prêté serment d’allégeance au Bangladesh sous le regard attentif du président de la Commission électorale, A M M Nasir Uddin. Par la suite, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) s’est préparé à élire officiellement Rahman comme son leader, le président Mohammed Shahabuddin devant lui faire prêter serment plus tard dans l’après-midi.

Rahman, 60 ans, descendant d’une des familles politiques les plus influentes du Bangladesh, a célébré samedi sa victoire retentissante, soulignant son importance pour la démocratie et les aspirations du peuple bangladais. Cependant, il a également reconnu les défis considérables qui l’attendent, en particulier la nécessité de remédier aux vulnérabilités économiques du pays héritées du régime précédent.

Relance économique

Rahman s’est engagé à rétablir la stabilité et à revitaliser l’économie du Bangladesh après des mois de troubles qui ont érodé la confiance des investisseurs. Le deuxième exportateur mondial de vêtements se trouve à un tournant critique, alors que Rahman cherche à unir une nation profondément divisée par des années de rivalités politiques. Son retour au Bangladesh en décembre, après 17 ans d’exil en Grande-Bretagne, marque un nouveau chapitre pour le pays.

La coalition du BNP a remporté une victoire écrasante avec 212 sièges, dépassant les 77 sièges de l’alliance dirigée par le Jamaat-e-Islami. Bien que le Jamaat ait contesté les résultats dans certaines circonscriptions, son leader s’est engagé à jouer un rôle constructif dans l’opposition. L’exclusion du parti Awami League de Hasina des élections a suscité des critiques, Hasina elle-même la dénonçant comme « illégale » depuis sa cachette en Inde.

Représentation féminine limitée

L’Inde a toutefois salué la victoire décisive du BNP, qui marque un changement notable dans les relations diplomatiques après des années de tensions. Le résultat des élections s’est également traduit par une représentation féminine limitée, avec seulement sept femmes élues au suffrage direct, bien que 50 sièges supplémentaires réservés aux femmes soient attribués en fonction des résultats des partis. Il convient de noter que quatre membres issus de communautés minoritaires ont obtenu des sièges, dont deux hindous, ce qui reflète un certain degré d’inclusivité au sein du parlement nouvellement élu. (at)

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