Principaux renseignements
- Groen accuse les dirigeants de la police d’entraver les enquêtes sur un projet de numérisation de 76 millions d’euros qui a échoué.
- La police invoque des clauses de confidentialité et son pouvoir discrétionnaire légal pour justifier le fait d’empêcher ses agents de participer aux audiences sur la débâcle d’i-Police.
- Les appels à la transparence et à la responsabilité se font de plus en plus pressants, les partis exigeant la création d’une commission d’enquête pour examiner l’échec coûteux du projet i-Police.
Le projet i-Police, une initiative de numérisation infructueuse pour les services de police belges, continue de faire l’objet d’un examen minutieux. Le dossier a pris une nouvelle tournure lorsque le parti politique Groen a accusé la direction de la police de saboter les audiences prévues en ordonnant aux agents de rester chez eux.
Commission d’enquête
Groen exige la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur le fiasco i-Police, qui a coûté près de 76 millions d’euros sur plusieurs années sans donner de résultats tangibles. Le parti affirme que les hauts responsables de la police entravent activement la transparence et la responsabilité en empêchant les agents de participer aux auditions. Il cite des courriels dans lesquels la police fédérale exhortait son personnel à ignorer les invitations, allant même jusqu’à demander à un avocat de rédiger une réponse type pour les agents.
Les dirigeants de la police défendent leur position en invoquant le secret professionnel et déontologique qui lie les agents même après leur départ du service. Ils affirment que cette obligation s’étend à la protection des informations confidentielles relatives aux finances publiques, y compris les détails du projet i-Police. En outre, ils citent les clauses de confidentialité figurant dans les contrats conclus avec Sopra Steria, la société de conseil française impliquée dans le projet, qui interdisent la divulgation d’informations sensibles sans le consentement écrit de l’autre partie.
Appels à la responsabilité
Matti Vandemaele, du parti Groen, critique cette approche, estimant qu’elle envoie un signal néfaste et sape la confiance du public dans les forces de police. Il souligne l’importance de la clarté et de la responsabilité face à un échec aussi coûteux et demande une enquête approfondie.
Vandemaele suggère la création d’une commission à huis clos pour traiter les questions de confidentialité, mais reste ouvert à une enquête parlementaire si nécessaire.
Le Vlaams Belang fait écho à l’appel du Groen en faveur d’une commission d’enquête, arguant que c’est le seul moyen d’assurer la transparence dans l’affaire. Ortwin Depoortere, président de la commission des affaires intérieures, souligne la nécessité d’obtenir des témoignages sous serment de toutes les parties concernées afin de garantir la responsabilité des millions gaspillés dans ce projet raté.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

