Principaux renseignements
- Le succès des négociations de paix pourrait faire baisser considérablement les prix du pétrole.
- Les tensions géopolitiques continuent d’influencer à la hausse les prix du pétrole malgré l’optimisme suscité par les solutions diplomatiques.
- La conclusion d’un accord nucléaire avec l’Iran reste incertaine en raison de désaccords sur la portée des négociations.
Les prix du pétrole sont actuellement soutenus par des facteurs géopolitiques. Cependant, les analystes de Citi prévoient que ces prix pourraient chuter à 60-62 dollars le baril de Brent si le président Trump parvient à négocier des accords de paix avec la Russie et un accord nucléaire avec l’Iran. Ces accords, attendus d’ici l’été, atténueraient la pression sur les prix du pétrole et réduiraient les écarts entre le pétrole brut et les produits raffinés tels que l’essence et le diesel.
Les perturbations de l’approvisionnement restent une source de préoccupation
Dans l’intervalle, les inquiétudes persistent quant à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement. Le maintien des sanctions contre la Russie et la possibilité d’une action militaire américaine contre l’Iran continuent d’exercer une pression à la hausse sur les indices de référence du pétrole. À 11h26, le Brent cotait 68,30 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate s’établissait à 63,29 dollars le baril.
L’incertitude plane sur les négociations nucléaires
Le dernier cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran met en évidence l’incertitude qui entoure un éventuel accord. L’Iran a récemment mené des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz alors qu’un deuxième porte-avions américain entrait dans le golfe Persique. Pour compliquer encore la situation, l’Iran a déclaré qu’il n’était disposé à négocier que sur son programme nucléaire, rejetant les tentatives des États-Unis d’inclure des discussions sur son programme de missiles balistiques.
Optimisme malgré les défis
Malgré les défis, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est montré optimiste quant à la conclusion d’un accord diplomatique. Il espère que cet accord répondra aux préoccupations. Il reconnaît toutefois la difficulté de négocier avec l’Iran. Selon lui, cela s’explique par le paysage politique et religieux complexe du pays. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a réitéré l’engagement de l’Iran à parvenir à un accord équitable, tout en rejetant fermement toute idée de soumission aux menaces, a-t-il déclaré lors d’une interview avec Reuters.
(JW)
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