Principaux renseignements
- Keir Starmer préconise une augmentation plus rapide des dépenses de défense du Royaume-Uni.
- L’accélération de l’objectif de 3 pour cent des dépenses de défense pourrait coûter des milliards et nécessiter un redistribution du budget.
- Le gouvernement britannique est confronté à une décision complexe. Il doit trouver un équilibre entre les besoins en matière de sécurité nationale, la responsabilité budgétaire et les priorités concurrentes.
Keir Starmer, le Premier ministre britannique, plaide en faveur d’une augmentation plus rapide des dépenses de défense. Il affirme que des promesses ont été faites pour porter les dépenses de défense à 2,5 pour cent du PIB d’ici 2027. À terme, cet objectif devrait même être porté à 3 pour cent. Mais il estime que l’urgence de la situation sécuritaire dans le monde exige un rythme plus rapide.
Implications financières
Des rapports indiquent que le gouvernement britannique souhaite atteindre l’objectif de 3 pour cent plus rapidement que prévu. Cela signifierait que des milliards de livres supplémentaires devraient être dépensés par rapport à ce qui était initialement prévu. Cette augmentation des dépenses de défense intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant la hausse des coûts de la défense et l’escalade des menaces mondiales, principalement en provenance de Russie. Le ministère britannique de la Défense estime que 28 milliards de livres sterling (32,2 milliards d’euros) supplémentaires seront nécessaires au cours des quatre prochaines années pour tenir ses promesses.
Options de financement
Selon le ministère des Finances, l’augmentation des dépenses de défense à 3 pour cent du PIB d’ici 2029 coûtera 17,3 milliards de livres sterling (19,9 milliards d’euros) par an. Toutefois, aucune décision n’a encore été prise par le ministère des Finances. Les options de financement possibles font actuellement l’objet d’un débat animé. Il pourrait s’agir, entre autres, de redistribuer des fonds provenant d’autres domaines, tels que l’aide au développement étranger ou les programmes « zéro émission nette ». Emprunter davantage est une autre possibilité, mais cela comporte le risque d’enfreindre les règles budgétaires et d’influencer les marchés financiers.
Les partisans estiment que l’accélération de l’objectif démontre l’engagement du Royaume-Uni envers les obligations de l’OTAN. Dans le même temps, cela renforce également son leadership au sein de l’alliance. Ils considèrent l’augmentation des investissements dans la défense comme une nécessité stratégique dans un monde de plus en plus instable.
Les opposants soulignent en revanche la pression potentielle sur les finances publiques. Ils appellent à la prudence quant aux conséquences économiques à long terme. (ev)
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