Réforme de De Lijn critiquée pour la réduction du service et l’inefficacité du Flexbus


Principaux renseignements

  • La récente réforme des transports de De Lijn a fait l’objet de vives critiques.
  • La réforme a souffert d’un manque de planification et de transparence, ce qui a entraîné une réduction de l’offre de services.
  • Le service de bus flexibles de De Lijn, destiné à combler les lacunes laissées par les lignes supprimées, s’est révélé largement inefficace en raison de la faible fréquentation.

La récente réforme mise en œuvre par De Lijn, la société flamande de transport public, visait à optimiser son offre de services en fonction de la demande des passagers. Elle impliquait la réduction du nombre d’arrêts de bus, l’introduction de services de bus flexibles nécessitant des réservations et la concentration des lignes sur les routes principales afin de fluidifier le trafic.

Bien que De Lijn ait présenté cette réforme comme la plus grande transformation de son histoire, l’initiative a été critiquée. Les autorités locales se sont plaintes de la réduction de la couverture des bus dans leurs zones, et les passagers ont exprimé leur scepticisme à l’égard des bus flexibles sur réservation. Un rapport récent de l’Autorité flamande des transports examine de plus près l’efficacité de la réforme.

Manque de transparence

Le rapport souligne l’absence de planification adéquate avant la mise en œuvre du nouveau système. Si la satisfaction des clients reste élevée en ce qui concerne la qualité du service, la ponctualité, la propreté et les temps de correspondance de De Lijn doivent être améliorés.

En outre, l’autorité s’inquiète du processus décisionnel au sein de la nouvelle structure régionale des transports. Les régions sont chargées de conseiller De Lijn sur les changements à apporter à son réseau principal et de décider des modifications à apporter au réseau complémentaire. Cependant, elles manquent souvent de transparence en ce qui concerne l’allocation budgétaire de De Lijn, ce qui entrave leur capacité à mettre en œuvre efficacement les changements.

Réduction de l’offre de services

Le rapport souligne également que la mise en place progressive du nouveau réseau a été entravée par des contraintes budgétaires et des défis opérationnels chez De Lijn, ce qui a entraîné une réduction de l’offre globale de services. Cela contredit le plan initial qui prévoyait d’investir 50 millions d’euros supplémentaires par an à partir de cette année. Au lieu de cela, De Lijn est confrontée à de nouvelles coupes budgétaires, s’élevant à 35,5 millions d’euros.

Cette situation a suscité les critiques des associations de défense des usagers, qui y voient un manquement à la promesse du gouvernement flamand. La baisse du taux de recouvrement des coûts de De Lijn, attribuée à la hausse des coûts et au gel des prix des billets, complique encore la situation.

Inefficacité du service Flex Bus

Le service Flex Bus, destiné à combler les lacunes laissées par les lignes supprimées, s’est révélé largement inefficace. Bien qu’il soit opérationnel pendant les heures de pointe, le taux d’occupation moyen par bus Flex n’est que de 1,58 passager, ce qui est nettement inférieur au taux d’occupation des voitures particulières pendant les heures de pointe.

Alors que De Lijn et le ministre flamand de la Mobilité citent une augmentation de 4,5 pour cent du nombre d’usagers en 2024 comme preuve du succès de la réforme, l’Autorité des transports reste sceptique. Elle attribue cette augmentation à des changements dans la méthode de comptage et à l’impact de la pandémie de COVID-19, ce qui rend difficile d’établir un lien direct entre cette croissance et la restructuration du réseau.

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