Le Canada se tourne vers la Chine pour relancer son industrie automobile


Principaux renseignements

  • Le Canada assouplit les restrictions à l’importation de véhicules électriques chinois.
  • Cet accord vise à stimuler l’emploi dans le secteur manufacturier canadien.
  • Malgré les critiques concernant les subventions chinoises et les risques pour la sécurité, le Canada mise sur son abondance de minéraux essentiels et son accès à l’énergie propre pour être compétitif sur le marché des véhicules électriques.

Le Canada se tourne vers la Chine pour revitaliser son industrie automobile en difficulté. Ce changement intervient dans un contexte de relations tendues avec les États-Unis et de déclin de la production automobile canadienne depuis plusieurs décennies. C’est ce que ressort d’un article de CNBC.

Création d’emplois

Dans le but de diversifier ses partenariats automobiles, le Canada a récemment assoupli les restrictions à l’importation de véhicules électriques (VE) chinois. Cette mesure permet l’importation de 49 000 VE chinois à un taux tarifaire réduit, ce qui représente environ 20 pour cent du marché canadien combiné des VE à batterie et des hybrides rechargeables.

Cet accord vise également à établir des coentreprises entre des entreprises chinoises et canadiennes, à favoriser la création d’emplois dans le secteur manufacturier et à renforcer la chaîne d’approvisionnement du Canada. L’accord comprend un engagement de la Chine à réduire les droits de douane sur l’huile de canola canadienne, l’un des principaux produits agricoles exportés par le pays.

Beaucoup de critiques

En outre, le Canada cherche activement à établir des collaborations avec d’autres pays, tels que la Corée du Sud, afin de renforcer ses capacités de fabrication de véhicules propres.

Cependant, ce partenariat avec la Chine a suscité des critiques de la part de certains milieux. Le directeur de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, qui représente les constructeurs automobiles de Detroit au Canada, a exprimé ses préoccupations concernant les subventions chinoises et les risques potentiels pour la sécurité liés à leurs véhicules. Il a souligné que le Mexique, autre partenaire commercial nord-américain, avait choisi d’augmenter les droits de douane sur les véhicules chinois, contrairement à l’approche du Canada.

Le succès dépend de la volonté des entreprises chinoises

Le succès de cette entreprise dépend de plusieurs facteurs, notamment la volonté des entreprises chinoises d’investir dans l’industrie manufacturière canadienne et la compétitivité du Canada par rapport à ses voisins.

Si le Mexique offre des coûts de fabrication moins élevés et que les États-Unis représentent un marché plus important, le Canada dispose d’abondantes ressources minérales essentielles à la production de véhicules électriques et d’un accès à des sources d’énergie propres.

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