Klarna accusé de recouvrement illégal de créances aux Pays-Bas


Principaux renseignements

  • Klarna est accusé d’avoir enfreint la loi néerlandaise en recouvrant des créances sans être enregistré en tant qu’agence de recouvrement.
  • Les experts critiquent Klarna pour avoir envoyé des rappels de paiement après 20 heures, violant ainsi davantage les réglementations protégeant les débiteurs.
  • Les autorités réglementaires pourraient prendre des mesures à l’encontre de Klarna pour ses pratiques de recouvrement de créances non enregistrées aux Pays-Bas.

La société suédoise Klarna, spécialisée dans le paiement différé, est accusée d’avoir enfreint la loi néerlandaise. Les experts interrogés par NOS affirment que Klarna recouvre illégalement des créances auprès de particuliers sans être enregistrée dans le registre national des agences de recouvrement.

Recouvrement de créances non enregistré par Klarna

La loi néerlandaise oblige toutes les agences de recouvrement de créances opérant aux Pays-Bas à s’enregistrer en tant que prestataires de services de recouvrement extrajudiciaire. Le non-respect de cette obligation est considéré comme une infraction économique depuis le 1er avril 2025. Bien qu’elle ne figure pas dans le registre néerlandais, Klarna continuerait d’envoyer des rappels de paiement à des particuliers pour des créances impayées.

Un exemple cité par NOS concerne un rappel envoyé en août pour un montant de plus de 1 000 € lié à une commande CheapTickets. L’e-mail a été envoyé à 22h56, enfreignant ainsi la réglementation qui interdit tout contact avec les débiteurs après 20h00.

Critiques des experts à l’encontre de Klarna

Des experts en matière d’endettement, dont André Moerman de Schuldinfo.nl et Marco Loos, professeur de droit de la consommation à l’université d’Amsterdam, ont vivement critiqué les pratiques de Klarna. Ils soulignent la violation flagrante de la législation néerlandaise et suggèrent que les autorités réglementaires ou le ministère public pourraient prendre des mesures à l’encontre de Klarna pour ses activités de recouvrement de créances non enregistrées.

Si le secrétaire d’État par intérim à la Justice et à la Sécurité, Arno Rutte, reconnaît que Klarna envoie des rappels de paiement et des lettres de mise en demeure, il s’abstient toutefois de qualifier ces pratiques de criminelles. Il souligne que c’est à l’Inspection de la justice et de la sécurité, et non à lui, qu’il appartient de déterminer si Klarna respecte la loi.

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