Principaux renseignements
- 44 pour cent des Belges comparent régulièrement les comptes à terme et les comptes d’épargne. C’est presque autant qu’en 2024, lorsque la bataille pour l’argent public a éclaté.
- Le baromètre des investisseurs d’ING montre également que trois investisseurs sur quatre s’inquiètent de l’inflation cette année.
- Ils sont toutefois plus optimistes quant à la bourse. Le baromètre des investisseurs a augmenté de 6 points en janvier, pour atteindre 108 points.
Contexte : En 2023, le gouvernement fédéral a supprimé le bon Van Peteghem pour la population belge. Avec un rendement net de 2,81 pour cent, grâce notamment à une réduction du précompte mobilier (15 pour cent), le bon d’État à un an était plus rentable que n’importe quel livret d’épargne à l’époque. L’objectif était justement de stimuler les taux d’intérêt de l’épargne, mais de nombreuses banques ont opté pour des solutions temporaires.
- De nombreux Belges ont donc souscrit au bon Van Peteghem. Au total, le gouvernement a ainsi pu emprunter près de 22 milliards d’euros à la population belge. Pour de nombreuses banques, cela a été une véritable hémorragie.
- Un an plus tard, ce bon d’État est arrivé à échéance, ce qui a incité les institutions financières à attirer à nouveau une partie de l’épargne perdue, notamment en proposant des taux d’intérêt plus élevés sur les comptes à court terme.
Comparer régulièrement les comptes d’épargne et les comptes à terme
Dans l’actualité : ING annonce aujourd’hui que depuis le bon Van Peteghem, de nombreux Belges comparent les taux d’intérêt des comptes d’épargne et des comptes à terme. Selon le dernier baromètre des investisseurs, 44 pour cent le font régulièrement.
- « Le fait que ce chiffre soit toujours aussi élevé qu’en juillet 2024 (43 pour cent), lorsque la bataille pour les bons d’État a éclaté, semble indiquer que les investisseurs continuent de chercher des placements pour leur trésorerie », peut-on lire.
- Ce phénomène est encore plus frappant dans le cas des comptes à terme, où 41 pour cent des personnes interrogées déclarent comparer régulièrement les taux d’intérêt entre les banques. Il s’agit d’une augmentation notable par rapport à juillet 2024, où 35 pour cent affirmaient comparer les taux d’intérêt. La tendance à comparer diminue toutefois avec l’âge : les investisseurs plus âgés semblent moins enclins que les jeunes à chercher ailleurs.
- Il est intéressant de noter que les francophones sont plus enclins que les néerlandophones à déclarer comparer régulièrement les taux d’intérêt entre les différentes banques. Cela vaut tant pour les comptes d’épargne (respectivement 53 pour cent et 38 pour cent) que pour les comptes à terme (51 pour cent contre 35 pour cent).
Les Belges s’inquiètent de l’inflation
De plus, le baromètre des investisseurs d’ING révèle que près des trois quarts des investisseurs belges s’inquiètent de la hausse des prix à la consommation cette année.
- Cette inquiétude est plus forte chez les femmes (76 pour cent) que chez les hommes (70 pour cent), tandis que les jeunes s’inquiètent moins de l’inflation que les personnes âgées.
- « Les jeunes sont encore dans une phase de leur vie où leurs revenus augmentent plus rapidement, tandis que les personnes âgées s’inquiètent souvent de voir le pouvoir d’achat de leurs économies affecté par une inflation plus élevée », explique Peter Vanden Houte, économiste en chef chez ING Belgique.
- Six investisseurs sur dix s’attendent à ce que l’inflation atteigne 2 à 3 pour cent d’ici la fin de l’année, ce qui est certes légèrement supérieur à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), mais nettement inférieur à la moyenne des cinq dernières années.
Confiance accrue chez les investisseurs
Remarque : ING signale également une forte augmentation de la confiance des investisseurs.
- Le baromètre des investisseurs est passé de 6 points en décembre à 108 points en janvier, bien au-dessus du niveau neutre de 100 points.
- « C’est la dixième année consécutive que le baromètre ING des investisseurs progresse en janvier. Malgré le fait que janvier 2026 ait été marqué par une grande incertitude géopolitique, les investisseurs semblent cette année encore aborder l’année avec un regard neuf et de bonnes résolutions, ce qui se traduit par une hausse du baromètre », note Vanden Houte.
- Les optimistes boursiers sont également plus nombreux. 32 pour cent des investisseurs prévoient une hausse du marché boursier au cours des trois prochains mois, tandis que 27 pour cent craignent une baisse. Pour la première fois en trois mois, le pourcentage d’optimistes boursiers dépasse celui des pessimistes.
- « Il convient toutefois de noter que janvier a été un excellent mois pour la bourse et que les investisseurs ont souvent tendance à extrapoler les bonnes performances boursières. Le fait que la volatilité ait considérablement augmenté au cours de la première moitié du mois de février pourrait bien affecter cet optimisme boursier », ajoute l’économiste en chef d’ING Belgique.
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