Principaux renseignements
- Les Pays-Bas prévoient d’investir des millions dans la conversion de 25 à 50 trains en hôpitaux mobiles.
- Ce projet répond aux préoccupations concernant la perte potentielle de supériorité aérienne et le nombre écrasant de victimes dans un conflit à grande échelle.
- Le coût du projet est estimé entre 50 et 250 millions d’euros.
Le ministère néerlandais de la Défense prévoit d’investir massivement dans ses capacités d’évacuation médicale. Il a l’intention d’acheter entre 25 et 50 rames de train à la compagnie ferroviaire nationale NS. Ils souhaitent ensuite les transformer en hôpitaux mobiles. Le coût de ce projet ambitieux est estimé entre 50 et 250 millions d’euros.
Installations médicales roulantes
Ces trains spécialisés, également appelés « trains pour victimes », serviraient d’installations médicales mobiles. Les soldats néerlandais blessés pourraient ainsi être transportés en toute sécurité du front vers des hôpitaux offrant des soins de pointe. Leur portée potentielle pourrait s’étendre jusqu’à la frontière orientale du territoire de l’OTAN. Les responsables de la défense prévoient que, dans le cas d’un conflit majeur, plus de 1 000 soldats devraient être évacués chaque jour. Afin de garantir le bon déroulement de l’opération, certains wagons seraient démontés pour servir de pièces de rechange. Les trains seront adaptés pour fonctionner à la fois à l’électricité et au diesel, ce qui les rendra plus polyvalents et plus résistants.
Préoccupations en matière d’évacuation
Actuellement, l’armée néerlandaise utilise des ambulances, des hélicoptères et des avions de transport long-courrier pour les évacuations médicales. Les responsables de la défense admettent toutefois que, dans le cas d’une guerre à grande échelle, l’armée de l’air ne serait pas toujours en mesure de prendre le dessus. Ils craignent que les capacités d’évacuation existantes ne soient insuffisantes pour faire face au nombre important de victimes. Le transport ferroviaire offre un moyen relativement sûr de transporter un grand nombre de blessés.
Urgence accrue
Le projet reflète le sentiment d’urgence accru au sein de l’armée néerlandaise après l’invasion russe de l’Ukraine. L’année dernière, le général Onno Eichelsheim, commandant des forces armées, soulignait encore la nécessité d’améliorer les capacités d’évacuation médicale. Selon lui, l’agression de la Russie souligne une fois de plus l’évolution du paysage des menaces. Eichelsheim a averti qu’une attaque russe contre un État membre de l’OTAN pourrait nécessiter le déploiement de troupes néerlandaises sur le flanc est. Ce déploiement pourrait entraîner un afflux considérable de victimes devant être rapatriées aux Pays-Bas. (ev)
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