Principaux renseignements
- KBC a enregistré de solides performances financières l’année dernière, avec une augmentation de 18 % de son bénéfice net (hors revenus exceptionnels de l’année précédente).
- La croissance du chiffre d’affaires a bondi dans tous les domaines, grâce à des facteurs tels que l’augmentation des revenus d’intérêts et la gestion stable des coûts.
- La grande banque vise un « effet dent de requin », ce qui signifie que les revenus continueront à croître plus rapidement que les coûts dans les années à venir.
Le groupe KBC a enregistré de solides résultats financiers l’année dernière, avec une augmentation de 4 pour cent de son bénéfice net par rapport à l’année précédente. Si l’on exclut les revenus exceptionnels de l’année précédente liés à un avantage fiscal irlandais, le bénéfice net a bondi de 18 pour cent, atteignant 3,568 milliards d’euros.
Croissance des revenus dans tous les domaines
Tous les domaines ont enregistré une croissance significative, notamment les revenus nets d’intérêts, qui ont bondi de 9 pour cent pour atteindre 6,06 milliards d’euros. Cette augmentation résulte en grande partie de l’échéance des dépôts à terme que la banque avait émis en 2024 en réponse au bon Van Peteghem qui arrivait à échéance. Cet argent a été transféré vers des livrets d’épargne et d’autres produits d’investissement. KBC s’attend toutefois à ce que cette tendance se poursuive à mesure que les dépôts à terme seront convertis en comptes d’épargne.
Les commissions provenant d’activités telles que la vente de fonds d’investissement ont augmenté de 8 pour cent, tandis que la hausse des coûts a été maîtrisée à 2,8 pour cent. En outre, les pertes liées aux défauts de paiement sont restées faibles, avec un taux de perte favorable de 0,13 pour cent.
Récompenser la performance
Afin de récompenser cette performance exceptionnelle, KBC versera à ses employés une prime totale de 25 millions d’euros. Les actionnaires bénéficieront également d’un dividende brut de 5,1 euros par action, dont un euro a déjà été distribué en novembre.
Pour l’avenir, KBC est optimiste quant aux perspectives de croissance et s’est fixé des objectifs ambitieux pour 2028. Elle prévoit un « effet dents de requin », ce qui signifie que la croissance des revenus dépassera les augmentations de coûts d’au moins 3,4 pour cent par an. Cette stratégie vise à améliorer le ratio d’efficacité (ratio coûts/revenus) de 41 pour cent actuellement à 38 pour cent en 2028, hors taxes bancaires.
L’automatisation au service de l’efficacité
L’engagement de KBC en faveur de l’automatisation joue un rôle crucial dans la réalisation de ces objectifs. Grâce à des initiatives telles que son assistant numérique Kate, lancé en 2014, KBC a pu vendre davantage de produits commerciaux avec moins d’employés.
Tout en reconnaissant le potentiel de l’IA, KBC souligne la nécessité d’adapter sa mise en œuvre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Elle met en garde contre les attentes irréalistes selon lesquelles l’IA se traduirait automatiquement par des profits. La popularité de Kate auprès des clients ne cesse de croître, comme en témoignent les 100 000 requêtes qu’elle a traitées rien qu’en Belgique.
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