Principaux renseignements
- AB InBev est confrontée à des défis liés à une baisse significative de la demande chinoise.
- La région « Amérique centrale » est apparue comme un point positif pour AB InBev.
- Malgré les controverses qui ont affecté ses performances en Amérique du Nord, AB InBev prévoit une légère reprise de son volume mondial en 2026, alimentée par des événements tels que la Coupe du monde de football.
AB InBev, le plus grand brasseur mondial avec des marques telles que Budweiser, Corona et Modelo, a été confronté à des difficultés en 2025. Malgré la vente de 561 millions d’hectolitres de bière et d’autres boissons, soit une légère baisse par rapport à 2024, les performances de l’entreprise ont été affectées par le ralentissement du marché chinois, qui est crucial pour elle.
Le ralentissement en Chine affecte les performances
Alors que le chiffre d’affaires et le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) d’AB InBev ont largement répondu aux attentes, la Chine a représenté un obstacle important. Les volumes dans le pays ont baissé de 9 pour cent, entraînant une chute de 15 pour cent de la contribution au bénéfice.
En revanche, la région « Amérique centrale » d’AB InBev, principalement le Mexique avec la Colombie dans un rôle secondaire, s’est révélée très performante. Bénéficiant d’un quasi-duopole avec Heineken sur le marché mexicain, cette région a enregistré une marge bénéficiaire remarquable de 50 pour cent. Au final, environ 40 pour cent des bénéfices de l’entreprise provenaient de cette région, alors qu’elle ne représentait que 27 pour cent du volume total.
Baisse de la rentabilité du marché nord-américain
Le marché nord-américain, qui était autrefois un moteur clé des flux de trésorerie, a connu une légère baisse de rentabilité, passant de 4,8 milliards de dollars (environ 4,04 milliards d’euros) à 4,7 milliards de dollars (environ 3,96 milliards d’euros). Cette baisse fait suite à une chute significative d’environ 6 milliards de dollars (environ 5,05 milliards d’euros) en 2022, due à la réaction négative suscitée par la campagne marketing de Bud Light mettant en scène l’influenceur transgenre Dylan Mulvaney. Cette controverse a conduit Bud Light à perdre sa position de leader sur le marché américain des pilsners au profit de Modelo Especial, propriété de son rival Constellation Brands.
Pour l’avenir, les analystes prévoient une reprise modeste du volume mondial de 0,4 pour cent en 2026, ce qui marquerait la première croissance du volume pour AB InBev depuis 2022. La Coupe du monde de football qui se tiendra cet été dans des marchés clés tels que le Mexique et les États-Unis devrait contribuer à cette reprise.
Dividende généreux
Le PDG Michel Doukeris a maintenu son approche prudente habituelle, prévoyant une croissance organique « classique » de l’EBITDA comprise entre 4 pour cent et 8 pour cent pour 2026. Le bénéfice net par action d’AB InBev a atteint 3,45 dollars (2,9 euros).
Les actionnaires recevront un dividende final de 1 euro par action, en plus d’un acompte sur dividende de 0,15 euro. Le dividende total s’élève donc à 1,15 euro, soit 15 pour cent de plus que pour l’exercice 2024. Ce dividende généreux reflète les progrès réalisés par l’entreprise dans la réduction de son endettement, qui résultait de l’acquisition de SAB Miller en 2016. Si la dette reste importante, à plus de 60 milliards de dollars (environ 50,5 milliards d’euros), elle représente désormais moins de trois fois l’EBITDA. (at)
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