Principaux renseignements
- La marine américaine souhaite acquérir des drones d’attaque à longue portée réutilisables, capables d’être lancés à partir de divers navires de guerre.
- Ces drones renforceront la capacité de la marine à mener des conflits prolongés en effectuant des frappes à longue portée avec les munitions existantes.
- Cette initiative donne la priorité à l’autonomie, à la capacité de survie, à la rentabilité et aux capacités de déploiement rapide pour les futures guerres navales.
La marine américaine cherche à acquérir des drones de frappe à longue portée capables de décoller depuis divers navires de guerre, et pas seulement depuis des porte-avions. Cette initiative découle des préoccupations concernant la capacité limitée de la marine. Elle reflète également l’inquiétude face à la difficulté de mener des conflits prolongés contre des adversaires équipés de missiles antinavires sophistiqués.
La marine souhaite remédier à cette limitation en déployant des drones armés réutilisables. Ces véhicules aériens sans pilote (UAV) pourraient transporter des munitions standard, telles que les bombes de environ 450 kilogrammes actuellement utilisées par les chasseurs F/A-18 et F-35C. Ils pourraient également effectuer des frappes à longue portée avec une grande flexibilité tactique. Il est essentiel qu’ils puissent opérer à partir de sites d’expédition nécessitant une infrastructure minimale. Ils doivent également pouvoir fonctionner depuis des navires sans pont d’envol étendu.
Autonomie
Les plateformes potentielles sont mentionnées dans l’appel d’offres pour ces drones, notamment les destroyers de classe Arleigh Burke, les navires de combat côtiers et la frégate FF(X). Tous ces navires peuvent lancer des hélicoptères, mais ils ne disposent pas d’un grand pont d’envol.
La marine met en avant la nécessité de disposer de drones hautement autonomes. Cela est essentiel afin de contrer les interférences et le brouillage GPS dans les environnements litigieux. Ceux-ci doivent être capables d’effectuer toutes les phases de la mission de manière indépendante.
L’appel d’offres met également l’accent sur la rentabilité comme facteur important, tout en soulignant la capacité du drone à opérer efficacement dans l’espace aérien hostile grâce à sa capacité de survie ou « attritabilité ».
Exigences opérationnelles
Parmi les autres exigences essentielles figurent la possibilité de lancement à partir de navires dans des conditions météorologiques difficiles et des besoins d’entretien minimaux. En outre, des délais d’exécution rapides entre le stockage, le lancement et la récupération sont également essentiels. La conception doit inclure une architecture système ouverte pour faciliter les mises à niveau.
Conformément à l’objectif du Pentagone d’accélérer le développement des drones, la DIU recherche une solution UAV. Cette solution doit être prête pour un prototypage physique substantiel. Le prototypage doit intervenir dans les 12 mois suivant l’attribution du contrat. La date limite pour la soumission des propositions est fixée au 27 février.
(JW)
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