Estonie : Russie ne devrait pas attaquer l’OTAN au cours des deux prochaines années


Principaux renseignements

  • Les services de renseignement extérieurs estoniens estiment qu’une attaque directe de la Russie contre l’OTAN est peu probable au cours des deux prochaines années.
  • Bien qu’elle ne représente pas une menace immédiate, la Russie renforce agressivement son complexe militaro-industriel, en particulier la production de munitions.
  • L’accent mis par la Russie sur la technologie rentable des drones et ses vastes stocks de munitions suggèrent une préparation à de futurs conflits à grande échelle.

Les services de renseignement extérieurs estoniens ont publié un rapport indiquant que la Russie n’est pas susceptible d’attaquer un membre de l’OTAN au cours des deux prochaines années. L’évaluation attribue à la rapide montée en puissance militaire de l’Europe ces dernières années le mérite d’être un facteur dissuasif clé.

Cependant, les analystes estoniens soulignent que l’accent mis par Moscou sur la technologie des drones et la production importante de munitions suggère une préparation à des conflits à grande échelle dans le futur.

Aucune menace immédiate

Le rapport souligne qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer dans l’immédiat. Néanmoins, il met en évidence le développement rapide des capacités militaires de la Russie pour contrer le renforcement des mesures de sécurité européennes. L’évaluation estonienne contraste avec les prévisions plus alarmistes faites par les dirigeants de l’OTAN en 2025 concernant une éventuelle attaque russe.

La Russie renforce son complexe militaro-industriel

Malgré les sanctions, le rapport estonien révèle que le complexe militaro-industriel russe continue de se développer de manière significative. Depuis 2021, la production de munitions d’artillerie a été multipliée par dix-sept, passant de 400 000 obus à sept millions, comprenant des projectiles pour divers systèmes d’armes. Selon les estimations, rien qu’en 2025, la Russie aurait produit des millions d’obus d’artillerie, de munitions pour chars et véhicules de combat d’infanterie, d’obus de mortier et de roquettes pour des systèmes de lancement multiple.

Les services de renseignement estoniens estiment le coût d’achat de ces munitions à environ 1 000 milliards de roubles (environ 10,9 milliards d’euros) l’année dernière. Il convient de noter que ce coût reste nettement inférieur à celui de la production de munitions dans les pays occidentaux. Par exemple, un obus d’artillerie russe standard coûte beaucoup moins cher que les munitions comparables produites en Occident.

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