Principaux renseignements
- Deux grands groupes musulmans réclament des excuses publiques du commissaire de police de NSW pour avoir perturbé une prière à Sydney.
- Les autorités sont critiquées après la diffusion d’images de policiers frappant des manifestants.
- Cet incident a donné lieu à des enquêtes et à des arrestations, ce qui a encore attisé les tensions entre les manifestants et la police.
À la suite d’une manifestation à Sydney contre la visite du président israélien, un groupe musulman exhorte le commissaire de police de Nouvelle-Galles du Sud (NSW) à présenter ses excuses à l’ensemble de la communauté musulmane. Cette demande fait suite à un incident au cours duquel la police a interrompu un groupe de musulmans en train de prier pendant la manifestation.
Demande d’excuses publiques
Le commissaire de police de la NSW, Mal Lanyon, a confirmé avoir parlé avec des hauts responsables musulmans. Il a présenté ses excuses pour toute offense causée. Toutefois, deux grands groupes musulmans ont déclaré ne pas avoir reçu d’excuses. Parmi eux figure la Fédération australienne des conseils islamiques (Afic). L’Association musulmane libanaise a également exigé des excuses publiques de la part de Lanyon. Selon elle, toute autre réponse serait insultante pour les musulmans. Elle a ajouté que cela donnerait l’impression qu’il est permis d’attaquer ou de perturber le culte religieux.
Malgré les appels à la responsabilité, Lanyon et le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, ont tous deux défendu la réaction de la police. Ils ont affirmé que personne n’avait l’intention d’offenser qui que ce soit. Ils ont promis de rencontrer les dirigeants de la communauté islamique. L’objectif est de répondre à leurs préoccupations et d’expliquer le contexte de la situation.
Les images suscitent un examen plus approfondi
L’incident a suscité un examen plus approfondi. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des policiers frappant à plusieurs reprises des manifestants. Interrogée sur ces images, la ministre de la Police de Nouvelle-Galles du Sud, Yasmin Catley, a reproché aux organisateurs de la manifestation, le Palestine Action Group. Elle a affirmé qu’ils avaient impliqué des personnes innocentes dans l’altercation.
Pour aggraver encore la situation, l’ancienne Australienne de l’année, Grace Tame, a été critiquée par les politiciens de l’opposition pour avoir entonné un slogan contenant l’expression « mondialisez l’Intifada ». Certains ont estimé que cette expression incitait à la haine et à la violence. D’autres l’ont défendue comme un appel à la solidarité mondiale avec la cause palestinienne.
Enquête en cours et arrestations
La police de Nouvelle-Galles du Sud poursuit son enquête sur la manifestation. Elle examine les images des caméras corporelles et des réseaux sociaux afin d’identifier les personnes impliquées dans des actes illégaux. À ce jour, la police a arrêté 27 personnes, dont neuf sont poursuivies pour des faits allant de l’agression d’un policier à un comportement offensant.
Une manifestation organisée par le Palestine Action Group devant le commissariat de Surry Hills pour condamner les brutalités policières a conduit à l’arrestation d’un jeune de 18 ans. Il aurait braqué une lampe torche sur le visage des policiers. Cet incident met encore davantage en évidence les tensions persistantes et les appels à la responsabilité qui entourent la manifestation initiale.
(JW)
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