L’UE propose un plan d’action pour lutter contre le cyberharcèlement


Principaux renseignements

  • La Commission européenne a lancé un plan de lutte contre le cyberharcèlement dans tous les États membres de l’UE.
  • L’initiative permettra aux victimes de se défendre grâce à une application dédiée au signalement confidentiel et à l’accès à des services d’aide.
  • Complétant les efforts visant à interdire les réseaux sociaux aux jeunes adolescents et à limiter les fonctionnalités addictives.

La Commission européenne a présenté un plan d’action complet visant à lutter contre le cyberharcèlement dans tous les États membres de l’UE. La Commission reconnaît l’ampleur du problème, qui touche environ un enfant sur six âgé de 11 à 15 ans. Ils souhaitent donner la priorité à la sécurité et au bien-être des jeunes en ligne.

Donner aux victimes les moyens d’agir

Au cœur du plan se trouve le développement et le déploiement d’une application dédiée. Cette application doit permettre aux enfants de signaler confidentiellement les cas de cyberharcèlement. Il permettra aux utilisateurs de documenter en toute sécurité les preuves de harcèlement et de se mettre en relation avec les services d’assistance appropriés. La Commission s’inspire de modèles existants qui ont fait leurs preuves.Comme l’application et la ligne d’assistance française « 3018 ». Elle élaborera un plan directeur qui pourra être adapté par chaque État membre.

La sécurité des enfants

La responsable technologique de l’UE, Henna Virkkunen, a souligné le droit fondamental des enfants à la sécurité dans le domaine numérique. Elle a déclaré que le cyberharcèlement porte atteinte à ce droit et cause une souffrance émotionnelle aux victimes. Virkkunen a appelé les États membres à agir conjointement pour mettre en place une politique nationale contre le cyberharcèlement.

Ce plan d’action vient compléter d’autres initiatives de l’UE visant à réduire les effets négatifs des réseaux sociaux sur les jeunes. Les propositions portent notamment sur l’examen d’une interdiction à l’échelle de l’UE des plateformes de réseaux sociaux pour les jeunes adolescents, le développement d’outils robustes de vérification de l’âge et la limitation des caractéristiques addictives des applications. La semaine dernière, la Commission a conclu que l’application TikTok enfreignait la loi européenne sur les services numériques (DSA).
Elle ne protégeait pas suffisamment les utilisateurs.

La législation existante et des nouvelles technologies

Avec cette proposition, la Commission répond à la pression mondiale croissante exercée sur les plateformes de réseaux sociaux. L’utilisation excessive des écrans par les enfants et les adolescents suscite en effet de vives inquiétudes.Selon la DSA, les plateformes sont responsables des conséquences de leurs services sur les utilisateurs. L’UE s’engage également à faire respecter la législation qui protège ses citoyens en ligne. Outre la proposition relative aux applications, le plan d’action vise à garantir l’application ciblée de la législation européenne existante afin de lutter efficacement contre le cyberharcèlement. Il s’agit notamment de renforcer la réglementation dans le cadre de la DSA afin de protéger les mineurs contre les contenus préjudiciables. Ou encore d’utiliser la loi sur l’IA pour lutter contre l’utilisation abusive des deepfakes dans les cas de harcèlement. (ev)

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