Expulsion d’une étudiante turque des États-Unis suspendue


Principaux renseignements

  • Un juge américain chargé des questions d’immigration a mis fin à la procédure d’expulsion de l’étudiante turque en doctorat Rümeysa Öztürk.
  • Öztürk a été arrêtée en mars 2025 après avoir rédigé un article d’opinion pro-palestinien.
  • En décembre 2025, un juge fédéral a estimé que son visa étudiant avait été injustement révoqué, lui permettant ainsi de poursuivre ses études à l’université Tufts.

Lundi dernier, un juge américain chargé des questions d’immigration a décidé de mettre fin à la procédure d’expulsion à l’encontre de Rümeysa Öztürk, une doctorante turque. Elle avait été arrêtée il y a près d’un an par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui voulaient l’expulser des États-Unis. C’est ce qu’a rapporté l’American Civil Liberties Union (ACLU).

Arrestation par l’ICE

Rümeysa Özturk a été arrêtée en mars 2025 par l’ICE à Somerville, dans le Massachusetts. La raison de son arrestation était son éditorial critique en faveur des Palestiniens publié dans le journal étudiant de son université, l’université Tufts. Dans cet article, elle critiquait la manière dont son université traitait les protestations contre la guerre dans la bande de Gaza, selon VRT NWS.

Après son arrestation par l’ICE, l’étudiante a été transférée dans différents États américains à l’insu de ses avocats. Elle a finalement été transférée dans l’État du Vermont, où un juge a ordonné sa libération sous caution. Son équipe juridique a contesté sa détention comme étant inconstitutionnelle. Elle a fait valoir que celle-ci violait ses droits garantis par les premier et cinquième amendements.

Tentative d’expulsion

L’ICE a arrêté l’étudiante en vertu de l’Immigration and Nationality Act, car le gouvernement Trump souhaitait l’expulser des États-Unis. Selon le gouvernement, ses activités seraient préjudiciables à la politique étrangère. Elles équivaudraient à un soutien au groupe palestinien Hamas.

Ses avocats ont qualifié ces accusations de vindicatives et ont affirmé qu’elles étaient uniquement liées à sa liberté d’expression, protégée par la Constitution. Ils ont également déclaré que le ministère de la Sécurité intérieure n’avait aucun fondement juridique pour l’expulser des États-Unis.

En décembre 2025, un juge fédéral a estimé que la résiliation de son visa étudiant était injustifiée. Malgré l’opposition du gouvernement, elle a été autorisée à poursuivre ses études de doctorat en développement de l’enfant à l’université Tufts.

Bataille juridique se poursuit

Le procès intenté par Rümeysa Özturk contre son détention par l’ICE est toujours en cours devant la cour d’appel fédérale. Comme d’autres étudiants internationaux, elle est la cible de la répression menée par l’administration Trump contre les militants pro-palestiniens sur les campus. (at)

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