Parti travailliste en crise, Starmer refuse de démissionner


Principaux renseignements

  • Le Premier ministre britannique Keir Starmer fait face à une pression intense pour démissionner en raison des liens controversés entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein.
  • Starmer reste déterminé à rester en fonction, bénéficiant du soutien de membres clés du cabinet, mais peinant à apaiser les inquiétudes du public.
  • Le scandale entourant les allégations d’inconduite de Mandelson menace de faire dérailler le programme de Starmer et de nuire à la confiance accordée au Parti travailliste.

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, fait face à une pression croissante pour démissionner en raison de la controverse grandissante autour des relations entre Peter Mandelson et le défunt délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Malgré les appels à sa démission, notamment celui d’Anas Sarwar, leader du Parti travailliste écossais, Starmer a déclaré son intention de se battre pour conserver son poste.

Pression croissante au sein du parti

Les tentatives du Premier ministre pour détourner l’attention du scandale ont été contrecarrées par la démission rapide de deux conseillers de haut rang. Il s’agissait de Tim Allan, responsable de la communication, et de Morgan McSweeney, le conseiller le plus proche de Starmer. McSweeney a pris la responsabilité d’avoir conseillé la nomination de Mandelson au poste d’ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis.

Sarwar a souligné qu’un changement de direction était nécessaire pour mettre fin aux distractions incessantes. Starmer a toutefois reçu le soutien de membres importants du cabinet, tels que David Lammy, Rachel Reeves et Yvette Cooper. Angela Rayner, une candidate potentielle à la direction, a également promis son soutien total, appelant à l’unité au sein du Parti travailliste.

Starmer en appelle à la loyauté

Starmer s’est adressé aux députés travaillistes, soulignant son engagement à remplir son mandat et à empêcher le Parti réformiste populiste, dirigé par Nigel Farage, d’accéder au pouvoir. Ses propos ont été accueillis par des applaudissements, ce qui suggère qu’il conserve pour l’instant le soutien de son parti.

Cependant, des inquiétudes persistent quant au leadership de Starmer. La controverse actuelle autour des fautes professionnelles présumées de Mandelson, alimentée par des courriels divulgués suggérant qu’il aurait partagé des informations confidentielles avec Epstein pendant la crise financière, jette une ombre sur le gouvernement de Starmer. Mandelson fait actuellement l’objet d’une enquête policière et n’a pas commenté publiquement ces allégations.

Appels à la responsabilité

La dirigeante du Parti conservateur, Kemi Badenoch, a critiqué Starmer pour son incapacité à gérer efficacement son gouvernement, l’appelant à prendre le contrôle ou à démissionner, afin de permettre à une autre figure du Parti travailliste de prendre la tête du gouvernement ou de déclencher des élections générales.

Le scandale qui se déroule menace de faire dérailler le programme de Starmer, qui se concentre sur la lutte contre la crise du coût de la vie et la revitalisation de l’économie britannique. Le Premier ministre a promis la transparence en publiant des documents liés à la nomination de Mandelson, mais il doit mener un combat difficile pour regagner la confiance du public et traverser cette tempête politique. (uv)

(JW)

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