Un procès historique remet en question l’influence des réseaux sociaux sur les jeunes


Principaux renseignements

  • Des procès historiques visent à tenir les géants des réseaux sociaux responsables d’avoir prétendument nui aux enfants par le biais de pratiques de conception addictives.
  • Une action en justice couronnée de succès pourrait contourner les protections juridiques généralement accordées aux entreprises technologiques, créant ainsi un précédent pour de futurs litiges.
  • Les résultats de ces procès auront un impact significatif sur la manière dont les plateformes de réseaux sociaux fonctionneront et interagiront avec les jeunes utilisateurs à l’avenir.

Des procès historiques doivent débuter cette année, visant à tenir les plus grandes entreprises mondiales de réseaux sociaux responsables des dommages que leurs plateformes auraient causés aux enfants. Le premier de ces procès s’est ouvert cette semaine devant la Cour supérieure du comté de Los Angeles, où la société mère d’Instagram, Meta, et YouTube, propriété de Google, sont accusées d’avoir délibérément rendu leurs plateformes addictives et nuisibles pour les jeunes utilisateurs.

Affaire qui fera jurisprudence

Cette affaire est importante car elle pourrait créer un précédent pour des centaines de poursuites similaires intentées contre des entreprises de réseaux sociaux. Au cœur de l’affaire se trouve un plaignant de 19 ans identifié sous le nom de « KGM », dont l’utilisation des réseaux sociaux dès son plus jeune âge aurait conduit à une addiction, une dépression et des pensées suicidaires. Le procès soutient que ces dommages ont été infligés intentionnellement par le biais de choix de conception visant à maximiser l’engagement des jeunes à des fins lucratives.

S’il aboutit, cet argument pourrait contourner les protections accordées aux entreprises technologiques par le premier amendement et l’article 230 en ce qui concerne les contenus publiés par les utilisateurs. Le procès durera six à huit semaines et devrait donner lieu à des témoignages de dirigeants de haut niveau, tels que Mark Zuckerberg, PDG de Meta. Les experts ont établi des comparaisons entre cette affaire et les précédents litiges impliquant les géants du tabac, qui ont abouti à d’importants règlements financiers et à des restrictions commerciales visant à protéger les mineurs.

Tendance juridique plus large

Alors que les entreprises de médias sociaux contestent ces allégations, arguant qu’elles ne sont pas responsables du contenu généré par les utilisateurs et mettant en avant les mesures de protection mises en place sur leurs plateformes, l’issue de ce procès aura des implications profondes sur la manière dont ces entreprises fonctionnent et interagissent avec les jeunes utilisateurs. Cette affaire s’inscrit dans une tendance juridique plus large, avec de nombreux procès intentés par des particuliers, des districts scolaires et des procureurs généraux d’État qui affirment que les plateformes de médias sociaux contribuent à une crise de santé mentale chez les jeunes en raison de leurs pratiques de conception addictives.

Une autre affaire au Nouveau-Mexique porte sur le prétendu manquement de Meta à protéger les jeunes utilisateurs contre l’exploitation sexuelle, soulignant les défis complexes auxquels sont confrontées les entreprises de réseaux sociaux pour trouver un équilibre entre la sécurité des utilisateurs et la liberté d’expression. Les résultats de ces procès façonneront l’avenir de la réglementation et de la responsabilité des réseaux sociaux.

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