Japon relance sa plus grande centrale nucléaire après une brève interruption due à un problème technique


Principaux renseignements

  • Le Japon réactive sa centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa.
  • Confronté à une demande énergétique croissante et à des objectifs climatiques, le Japon redémarre ses réacteurs dans le respect de protocoles de sécurité stricts et malgré l’opinion publique divisée.
  • Malgré les inquiétudes passées liées au nucléaire, le Japon cherche à tirer parti de l’énergie nucléaire comme élément clé pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Le Japon a de nouveau mis en service sa plus grande centrale nucléaire, celle de Kashiwazaki-Kariwa, située dans la région de Niigata. Le redémarrage fait suite à une première tentative en janvier qui avait été brièvement interrompue en raison d’un problème technique mineur lié au système d’alarme de surveillance.

La centrale n’était plus en service depuis 2011, après la dévastatrice catastrophe nucléaire de Fukushima. Face à l’augmentation des besoins énergétiques, aux progrès technologiques et à la volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles, le Japon réintègre désormais l’énergie nucléaire dans sa stratégie visant à devenir neutre en carbone d’ici 2050. 

Mesures de sécurité

Cette décision s’inscrit dans la lignée des politiques de la Première ministre Sanae Takaichi, qui a fait campagne sur un programme promouvant l’énergie nucléaire pour alimenter la croissance économique du Japon. Le processus de redémarrage a nécessité des contrôles de sécurité et des modifications minutieux. Après avoir résolu le problème d’alarme survenu en janvier, TEPCO, l’exploitant de la centrale, commencera l’exploitation commerciale après des inspections supplémentaires qui devraient s’achever le 18 mars.

Si Kashiwazaki-Kariwa est la plus grande centrale nucléaire au monde en termes de capacité potentielle, seul un de ses sept réacteurs a été redémarré à ce stade. Depuis l’accident de Fukushima, le Japon a progressivement repris l’exploitation de quatorze réacteurs à travers le pays, tous soumis à des règles de sécurité strictes.

Opinion publique partagée

Malgré les mesures de sécurité, l’opinion publique reste divisée. Une enquête menée par la préfecture de Niigata a révélé qu’environ 60 pour cent des habitants s’opposent à la remise en service, tandis que 37 pour cent y sont favorables.

Les inquiétudes portent principalement sur le risque d’accident majeur, en raison des scandales passés liés à la dissimulation d’informations et à l’insuffisance des plans d’évacuation. En réponse à ces inquiétudes, TEPCO a souligné son engagement à faire de la sécurité sa priorité absolue, en s’engageant à faire preuve de transparence et de responsabilité dans ses opérations.

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