Royaume‑Uni dépêche des F‑35 à Chypre par précaution face à une escalade entre États‑Unis et Iran


Principaux renseignements

  • Le Royaume-Uni a déployé des avions de combat F-35B à Chypre par mesure de précaution dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran.
  • Malgré les efforts diplomatiques naissants, le renforcement de la présence militaire laisse présager un risque de conflit.

Six avions de combat furtifs F-35B ont été déployés par le Royaume-Uni depuis la base aérienne de Marham vers celle d’Akrotiri à Chypre. Cela est une mesure de précaution prise dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran. Ces avions sont destinés à protéger les installations et les territoires britanniques dans la région si la situation venait à se détériorer davantage.

Soutien supplémentaire

Les chasseurs avancés rejoindront les avions Typhoon déjà stationnés à Chypre, qui effectuent régulièrement des sorties au-dessus de l’Irak et de la Syrie dans le cadre de l’opération Shader contre les vestiges de l’État islamique. Le mois dernier, quatre Typhoons d’un escadron conjoint britannique-qatari ont été envoyés au Qatar à la demande du gouvernement qatari en raison de l’instabilité croissante dans la région.

Alors que les Typhoon sont déployés pour des missions offensives, les F-35B se voient attribuer un rôle purement défensif. Le déploiement coïncide avec les efforts diplomatiques naissants entre Washington et Téhéran. Les négociateurs américains et iraniens ont tenu leurs premières discussions directes depuis les frappes américano-israéliennes de juin dernier contre les infrastructures nucléaires iraniennes.

Renouveau diplomatique

Ces discussions, qui se sont tenues à Mascate, ont abouti à un accord entre les deux parties pour reprendre les pourparlers au début de la semaine suivante. Le président Donald Trump s’est montré optimiste quant à l’issue des négociations, déclarant que l’Iran semblait désireux de parvenir à un accord.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a également qualifié la réunion de positive et productive, confirmant que les deux parties avaient échangé leurs arguments et continueraient à négocier.

Présence militaire accrue

Malgré ces ouvertures diplomatiques, la présence militaire américaine dans la région du Golfe s’est considérablement renforcée, dépassant les niveaux observés avant les frappes de l’opération Midnight Hammer en juin dernier. Le groupe aéronaval USS Abraham Lincoln, équipé de chasseurs furtifs F-35 et de destroyers armés de missiles de croisière Tomahawk, est désormais positionné dans la mer d’Oman.

Parmi les moyens supplémentaires déployés figurent divers avions de combat, drones, avions d’attaque au sol et avions de ravitaillement opérant à partir de bases situées en Jordanie et à Oman. Il convient de noter que le nombre d’avions de communication E-11A stationnés à la base aérienne d’Al-Kharj en Arabie saoudite a considérablement augmenté.

L’atmosphère tendue dans la région a été encore accentuée par la destruction d’un drone iranien qui s’était approché de manière agressive de l’USS Abraham Lincoln. Des analystes de défense open source ont observé un afflux d’avions d’alerte précoce et de surveillance, ce qui suggère que des frappes militaires pourraient être imminentes.

Opposition régionale

Cependant, la reprise des actions militaires se heurte à une opposition importante de la part de partenaires régionaux clés. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont refusé que leur espace aérien soit utilisé pour des frappes et ont mis en garde contre le fait d’attaquer un Iran vulnérable sans garantie de succès.

Selon certaines informations, le président Trump lui-même hésiterait à intervenir militairement, des sources indiquant que, contrairement à juin dernier, il ne perçoit plus les activités nucléaires de l’Iran comme une menace immédiate. Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu continue de faire pression sur Washington pour qu’il lance des frappes de grande envergure contre les capacités balistiques de Téhéran.

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