Principaux renseignements
- Les États-Unis accusent la Chine d’avoir mené des essais nucléaires secrets en violation des accords internationaux.
- Les responsables américains réclament un nouveau traité de contrôle des armements plus large incluant la Chine et la Russie en raison de l’expiration du traité New START.
- Cette escalade met en évidence les tensions croissantes entre Washington et Pékin dans un contexte d’inquiétudes concernant l’expansion de l’arsenal nucléaire chinois.
Vendredi, les États-Unis ont porté des accusations contre la Chine, affirmant que Pékin avait mené des essais nucléaires secrets en 2020. Dans le même temps, les États-Unis ont appelé à la conclusion d’un nouveau traité de contrôle des armements plus large qui inclurait à la fois la Chine et la Russie.
Escalade des tensions
Ces allégations, formulées lors d’une conférence mondiale sur le désarmement, soulignent l’escalade des tensions entre Washington et Pékin à un moment critique pour le contrôle des armes nucléaires. Le moment est significatif, car le traité limitant le déploiement de missiles et d’ogives nucléaires par les États-Unis et la Russie a expiré la veille.
Le sous-secrétaire d’État américain chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale, Thomas DiNanno, a révélé que le gouvernement américain disposait de preuves indiquant que la Chine menait des essais nucléaires. Il a accusé l’armée chinoise de dissimuler délibérément ces explosions afin de masquer sa violation des engagements pris en matière d’interdiction.
La Chine rejette les accusations
Bien que l’ambassadeur chinois pour le désarmement, Shen Jian, n’ait pas répondu directement à l’accusation de DiNanno, il a affirmé que Pékin avait toujours agi avec prudence et responsabilité en matière nucléaire.
Shen a condamné ce qu’il considérait comme une exagération de la part des États-Unis de la soi-disant menace nucléaire chinoise, qualifiant ces discours de faux. Il a reproché aux États-Unis d’avoir intensifié la course aux armements.
Préoccupations diplomatiques
Les diplomates présents à la conférence ont exprimé leur inquiétude face à la nouveauté et à la gravité des allégations américaines. L’expiration du nouveau traité START de 2010 laisse la Russie et les États-Unis sans restrictions contraignantes sur le déploiement de missiles stratégiques et d’ogives nucléaires pour la première fois en plus d’un demi-siècle.
Le président Donald Trump cherche à le remplacer par un nouvel accord qui inclurait la Chine, dont l’arsenal nucléaire se développe rapidement. DiNanno a souligné la nécessité d’une approche multilatérale, affirmant qu’un traité bilatéral avec une seule puissance nucléaire est insuffisant dans le contexte des menaces nucléaires multipolaires auxquelles les États-Unis seront confrontés en 2026 et au-delà.
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(ns)(fc)

