La hausse de l’euro pourrait contraindre la BCE à réduire davantage ses taux d’intérêt


Principaux renseignements

  • Une hausse substantielle de la valeur de l’euro pourrait inciter la Banque centrale européenne à ajuster sa politique.
  • La vigueur actuelle de l’euro résulte principalement de la faiblesse du dollar américain, et non nécessairement d’une croissance économique européenne robuste.
  • Si l’Europe bénéficie d’une augmentation des investissements, son économie ne connaît pas encore une période de croissance exceptionnelle.

Une hausse significative de la valeur de l’euro pourrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à réagir. Martins Kazaks, responsable de la politique monétaire de la BCE, a expliqué cette possibilité dans un article de blog, soulignant que si la BCE ne vise pas un taux de change spécifique, une appréciation rapide et substantielle de l’euro pourrait avoir un impact sur l’inflation. Cela se traduirait par une baisse de la compétitivité et un ralentissement de l’activité économique.

Impact sur l’inflation

Kazaks a souligné que le taux de change euro-dollar est resté relativement stable ces derniers temps. Le dernier renforcement notable de l’euro s’est produit au deuxième trimestre 2025, un événement qui semble désormais permanent. En raison du temps nécessaire pour que ces effets se manifestent, l’impact total de cette appréciation sur l’inflation ne sera pas visible avant le printemps. Cependant, Kazaks a assuré aux lecteurs que ce facteur est déjà pris en compte dans les projections économiques de base de la BCE.

Faiblesse du dollar comme facteur déterminant

À la suite de la décision de la BCE de maintenir ses taux d’intérêt inchangés jeudi, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a reconnu lors d’une conférence de presse que le Conseil des gouverneurs avait discuté des fluctuations des taux de change après la baisse du dollar la semaine dernière. Un autre responsable de la BCE, Martin Kocher, a attribué la vigueur actuelle de l’euro principalement à la faiblesse du dollar américain. Il a suggéré que cet affaiblissement pourrait même être une stratégie délibérée de l’administration américaine.

Kocher a en outre expliqué que l’Europe ne connaît pas actuellement une forte croissance économique et ne présente donc pas une véritable « force » dans sa monnaie. Il a également souligné que l’Europe est désormais perçue comme une destination d’investissement plus sûre qu’il y a un an ou deux.

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(ns)(fc)

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