Principaux renseignements
- La Belgique envisage la création d’une prison flottante pour réduire la grave surpopulation carcérale.
- D’importants obstacles logistiques, juridiques et sécuritaires doivent être surmontés avant qu’une telle installation puisse fonctionner.
La ministre belge de la Justice, Annelies Verlinden, étudie la possibilité d’utiliser une prison flottante pour remédier à la surpopulation carcérale en Belgique. Ce concept s’inspire de l’expérience des Pays-Bas avec des installations similaires.
Zeebrugge
Le port de Zeebrugge est l’un des emplacements potentiels pour la prison flottante. C’est ce que rapporte VRT NWS. La structure proposée pourrait accueillir plus de 300 détenus. Cependant, des mesures importantes doivent être prises avant qu’elle puisse être mise en service. Il s’agit notamment d’obtenir des permis, de construire des infrastructures de sécurité à terre et de recruter du personnel pénitentiaire, une profession qui connaît déjà une pénurie.
Considérations juridiques et de sécurité
En outre, des considérations de sécurité telles que la mise à disposition d’un espace extérieur sécurisé pour les détenus et la garantie de la sécurité incendie doivent être prises en compte. Le cadre juridique existant pourrait également nécessiter des ajustements afin de clarifier les rôles et les responsabilités du gouvernement et du secteur privé.
Bien qu’un consortium comprenant une société de sécurité belge ait manifesté son intérêt pour la gestion de la prison flottante, le ministère de la Justice n’a pas encore jugé le projet réalisable. Malgré les études en cours sur cette solution, il est peu probable qu’elle soit mise en œuvre immédiatement. La question de la surpopulation carcérale reste urgente, la population carcérale actuelle dépassant de 2 500 personnes la capacité d’accueil, ce qui oblige certains détenus à dormir à même le sol.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

